‹ La nouvelle monadologieChapitre 148 sur 177 · L'ASSOCIATIONISME. HARTLEY ET STUART MILL · texte numérisé non relu

L'ASSOCIATIONISME. HARTLEY ET STUART MILL

Ce psychologue n"a point visé, comme les associationistes ses successeurs, à remplacer les fonctions et, s'il se pouvait, l'esprit lui-même, par des associations passives d'idées. Son ouvrage est une étude de Vassoeiadon, dans un sens psychologique et moral plus commun de celte loi, c'est-à-dire du pouvoir exercé sur l'individu et sur son caractère, par Ihabilude, la coutume, l'autorité, l'éducation, etc., à la suite des idées qui se fixent les premières, pour l'imagination et dans la mémoire. L'objet qu'il se propose est de nous apprendre à former et à diriger nous-même nos associations. « Nous avons, dit-il, le pouvoir d'adapter notre constitution mentale aux circonstances, de corriger ce qui est mal et de perfectionner ce qui est bien. Notre bonheur ultime paraît être de nature spirituelle, et non corporelle, en sorte que la mort, ou le débarras de la partie grossière de notre corps, ne saurait arrêter notre progrès, mais doit plutôt nous avancer dans la poursuite de notre véritable fin. L'association tend à nous rendre tous finalement semblables; de façon que, si l'un est heureux, tous doivent l'être. On peut montrer qu'elle agît pour les conduire tous à l'ultime et pur bonheur spirituel. »

11 y a lieu de rapprocher cette pensée de Hartiey de l'opinion de Mill relalive à notre pouvoir sur notre propre caractère, nonobstant le déterminisme, qu'il professait, lui aussi, et de ses vues également optimistes d'avenir humanitaire. Celles-ci se rattachaient à l'association dans te sens du système social de Robert Owen, tout entier fondé sur la formation du caractère humain par l'éducation. C'est seulement sur les traces de Hume, et par l'œuvre de James Mill, plus particulièrement, que l'école empiriste s'est appliquée à démontrer que la pensée avec toutes ses lois, sans demander à l'esprit autre chose qu'une suite d'impressions sensibles, est le

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