L'OPPOSITION DE LA NOUVELLE ACADEMIE. ETC
s'établh", et dont le premier représentant fut Arcésilas, est celle qui déjà dans les Dialogues de Platon pouvait se nommer sceptique, au sens que son étymologîe devrait donner à ce mot, et que d'ailleurs les sceptiques revendiquaient pour eux, entre plusieurs autres noms. Les critiques de ce temps affectèrent de confondre cette méthode avec le pyrrhonisme ; mais peut-être, en qualifiant A' acatalepsie la conclusion que lui donnait l'enseignementd'Arcésilas,prirent-il£ la thèse del'impossibilitéde prouver, qui était la sienne, pour celle de l'ineognoscibilité, qui est fort différente, et qui n'est point le pyrrhonisme; car le pyrrhonien ne nie point la possibilité de connaître : ce serait une affirmation. C'est que l'examen et le doute devaient produire le même effet que la négation, en face des grandes sectes dogmatiques, dont les fondateurs étaient contemporains d'Arcésilas et niaient l'immortalité de la personne. Aristote ne l'avait point reconnue. L'aristotélisme, beaucoup plus dégénéré que la doctrine de Platon, avait alors pour chef le successeur de Théophraste, Straton, dit le physicien, qui remplaçant la physique d'Aristote par une théorie mécanique « des poids et des mouvements », et la cause finale universelle par le « hasard » cause du monde (probablement parle procès à l'infini des phénomènes, sans cause qu'il y eftt à rechercher) pouvait passer pour le vrai théoricien de la doctrine naturaliste à laquelle Épicure donnait une forme moins savante à la même époque. Non seulement, il n'est pas certain qu'Arcésilas n'ait point enseigné l'immortalité de l'âme, tout en abandonnant les faibles pteuves que Platon en avait réunies dans le Phédon, et ne se chargeant pas d'en fournir de décisives, mais encore il est probable qu'il resta platonicien de tendances, soit par ime exposition libre des vues psychologiques du maître, soit surtout en réfutant les tendances opposées qui allaient aboutir à Rbnoovibr. — ProblÉmoa mctapliys. g
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