‹ La nouvelle monadologieChapitre 52 sur 177 · CHAPITRE XVI E DERNIÈRE DE LA MORALE STOÏCIENNE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI E DERNIÈRE DE LA MORALE STOÏCIENNE

ition stoïcienne de la nature n'était pas si iment tournée vers ce côté de l'évolution divine uit la raison dans l'homme, qu'elle ne prît de ! aussi quelques leçons sur des points scabreux imes humaines. Les premiers maîtres du Por- .rtout, paraissent avoir encouru en partie les "proches que les cyniques, et Zenon et Chrysippe irtés, plus encore que n'avait fait Platon en sa lie, des mœurs domestiques des anciens. Leurs

spéculatives sur ce sujet, où leur école ne les s, sont moins h noter que le caractère constant -ci pendant toute sa durée : la lutte morale i sensibilité. Ce fut encore là, de la part de ces hes, une imitation de la nature, non pas diit, ou en son indifférence pour le sort des indi- ,r en ce cas ils auraient, par insensibilité, cons qualités, naturelles aussi comme qualités !s, de la sympathie et de la pitié, mais indirecpar un acte de volonté, pour reconnaître la fatachoses, et s'y soumettre. C'est pour ne se pas

contre le destin, l'ordre de Zens, que le sage poursuit cet idéal d'apathie, ou d'ataraxîe, qui, utres écoles, invoquait d'autres motifs : ceux de en, par exemple. 11 s'agissait de réprimer les nations du sentiment, pour garder l'empire sur paix de l'âme, et combattre, comme contraires ositions de la Providence, des émotions excitées événements gui ne dépendent pas de nous. âtinction de ce qui dépend et de ce qui ne dé-

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FORME DEBNEEHIi; DE LA MORALE STOÏCIENNE 123

pend pas de nous {■zk è^' ï,;jLtv, zk owx èf r,ii.Xv) est capitale dans le stoïcisme, surtout durant la dernière période de cette philosophie. D'un côté, la liberté de lu personne, de l'autre, un domaine des choses oii sa puissancene s'étend pas. La liberté, quand elle s'exerce, est l'adhésion que l'agent donne à ce qu'il estime dogmatiquement être en soi une nécessité, en môme temps que, pratiquement, une résolution qui est la sienne. L'universel enchaînement embrasse l'état mental avec l'acte dans ses causes. Le commun adage nécessitaire : Fata volentem ducunt, nolentem trahunt, est incorrect et ne marque qu'une médiocre intelligence de la doctrine du destin ; car la résistance du non vouloir n'est pas moins sous l'empire de la nécessité que l'accession de la volonté. Cependant il est vrai que l'attitude de l'âme stoïque se présente sous deux aspects différents quand elle est caractérisée par l'orgueil du penseur fastueux qui pense vouloir ce que veut Zens, comme étant luimême le type achevé de ce que Zeus ne peut devenir que dans l'homme, en son évolution; ou quand elle se réduit au consentement résigné de l'humble philosophe dont l'optimisme, commandé par la doctrine, est un sentiment pieux encore plus qu'un dogme.

L'espèce d'insensibilité prêchée par Epictète est à distinguer de la satisfaction béate, au fond découragée et transigeante de Marc-Aurèle. Les préceptes inflexibles du philosophe esclave ont quelque chose de douloureux et de doux, dans la négation de la douleur. Par le contraste même de la force de l'âme et de l'impuissance de la condition, elles font à l'effort de la volonté le plus puissant appel et donnent dans la résignation la plus haute leçon d'énergie morale; tandis que l'optimisme de l'empereur fait tristement apparaître l'insuffisance du maître devant la tâche que la Providence, à ce qu'il croit, lui a contiéc.

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;H0N, STIOCtENS, ÉPICURIENS. ACADÉMICrENS

;ssîon que laisse la comparaison de la morale ens avec leur physique est le sentiment de iilité de concilier la divinité de la nature, sa e supposée, cause immanente de ses îndissolulomènes, avec les maux qui accablent la vie, !S notions humaines de la justice et du bien, t séparer totalement l'idée de Dieu de celle té considérée comme attribut. Ce dieu des est une nature, il est vrai, non un créateur, il , la connaissance du juste que dans la personne on ne saurait donc lui reprocher de ne l'avoir iédée avant d'être parvenu à ce point de son ; mais on peut toujours constater que ce dieu bon, en cette nature qui est ia Nature. 11 divrai qu'il ne pensait peut-ôtre, ce disciple Zenon qui élevait le Sage au-dessus de Zeus. être logique il aurait dû refuser son approbauvre de Zeus et ne se point avouer satisfait du tmme il est. L'optimisme représente l'effort son ambition d'atteindre à l'imperturbabilité, ir fait sur soi pour se procurer le contenteles choses en elles-mêmes ne se prêtent pas Lcr. Le stoïcien ne se demande point si, dans nce et dans les lois de la raison, il ne pourrait er l'idée d'un autre dieu, et le fondement d'un cernent sur l'origine et la fin du monde do ce. L'option entre la chose ou la personne h pour principe ne se pose pas. La puissance de la chose opprime le penseur.

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