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L'UNIQUE DISTINCTION DU DÉTERMINISME UNIVERSEL

quent, et sur lequel s'exercent, dans une étemelle actualité, la puissance et rintelligence divines; et ils admettent en Dieu, d'une autre part, une conscience et une connaissance qui supposent relation, détermination et limitation du sujet et de l'objet : conditions inséparables de tout ce qu'on peut entendre par la fonction de la personne.

Toutefois ce panthéisme théologique s'éloigne, par son abstraction, de celui qui s'applique au monde dans le système néoplatonicien, parce que la création substituée à Témanation, l'unité divine sérieusement maintenue en dépit des hypostases et à raison du double caractère, divin et humain, de la seconde, ont exigé une vue de la divinité plus anthropomorpbique. Le monothéisme s'est affirmé dans le langage commun et dans l'exégèse philosophique de l'École avec autant de force que si le dogme judaïque eût i-égné dans sa pureté : au lieu que Témanatisme néoplatonicien avait à traverser, pour s'élever à l'Un, divinité vide d'ailleurs, la suite des hypostases et celle des dieux et des esprits qui n'étaient autres que les objets de l'ancien culte polythéiste. La supériorité de la doctrine chrétienne, à cet égard, tient donc au monothéisme, en dépit de ce que la dégradation du culte et les superstitions ont pu pour en affaiblir le sentiment. Elle tient, sous un autre rapport, à la différence des idées sur la chute et le péché, et sur la valeur de la nature et de la vie.

Le christianisme n'a point fait, et surtout la tradition hébraïque ne faisait pas de la vie la suite d'une chute de l'âme dans la nature, dans la matière, suivant les termes de la descente platonicienne des âmes. Elle ne séparait point l'âme du corps pour l'idéal de la vie. Les chrétiens, tout en adoptant le langage spiritualiste de l'hellénisme, ont cru, avec la Bible, à la nécessité de l'organisme et à l'excellence de la nature créée pour

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