‹ La nouvelle monadologieChapitre 85 sur 177 · LE MONDE DE MALEBRANGHE. LE MONDE DE SPINOZA. LE MONDE DE LEIBNIZ · texte numérisé non relu

LE MONDE DE MALEBRANGHE. LE MONDE DE SPINOZA. LE MONDE DE LEIBNIZ

La philosophie du xvii* siècle est comme un prcmiei" lieu de conllit du principe de relativité, fruit encore latent du progrès de l'esprit scientifique, avec la doctrine théologique, dont l'inlluence se prolongeait après le discrédit des méthodes scolasttques. C'est bien ce principe, en effet, qui pouvait seul affranchir le philosophe de l'obligation de découvrir de nouveaux modes de réalisme des causes, après l'abandon des espèces

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émises et des formes substantielles, quand on reconnut que nul intermédiaire ne fendait logiquement compte du rapport de la cause à l'effet, dans celui des faits de causation qui les domine tous : raction des corps sur la pensée, et de la pensée sur les corps. En rejetant toutes les entités, en reconnaissant, au moins implicitement, qu'il ne pouvait plus Hre question que de rapports à découvrir, dans l'ordre du monde, on remonta au point originaire d'attache de tous les effets possibles, donné par l'idée universelle de cause, c'est-à-dire à Dieu, sous l'acception de cause première. De là, redescendant, il y avait à reconnaître de nouveau la cause dans la volonté, en son siège principal, la personne humaine, à la définir, à remettre enfin à l'expérience la constatation ou la découverte des rapports de déterminant à déterminé, dans la nature, et des lois de leurs enchaînements. De ces deux définitions des origines ou causes des séries de phénomènes, il n'y en eut qu'une de dogmatiquement posée, dans toute sa force. L'autre, avec des réserves le plus souvent, mais vaines, vit son vrai sujet sacrifié, pour satisfaire à la passion de l'Un et de l'Absolu.

Le recours à Dieu était logique et répondait bien à la notion do cause en la suivant jusqu'au point initial où elle doit remonter pour être épuisée, et qui est celui du commencement des phénomènes en tant que créés. Puis, la relation causale réciproque des phénomènes de la pensée et de ceux de l'étendue, dès lors qu'on attribuait à ces derniers une existence indépendante de la pensée, ne laissant apercevoir en sa généralité aucune origine intelligible, il était logique d'en rapporter l'institution à Dieu, à l'instar de celle des autres grands rapports dont la connaissance nous est donnée en dos synthèses indécomposables. On posait donc là, dès avant Leibniz, une véritable harmonie

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