PRÉFACE XI
et ce qu'il condamne avant tout dans les absurdités de rorthographe actuelle, c'est l'arbitraire, l'incohérence, la consécration aveugle des lubies folles, l'impossibi^ lité de respecter ce qu'on subit, et la suggestion perpétuelle de la révolte.
Le travail de M. Renard porte sur des objets infiniment petits en eux-mêmes, mais qui coûtent à notre pays de grosses sommes d'argent et une déperdition énorme de forces intellectuelles. Pour des milliers de nos concitoyens, les subtilités de l'orthographe ont fermé l'entrée même du royaume de l'esprit. Cela vaut la peine d'y faire attention, et je convie le lecteur à penser sérieusement sur des questions qui sont sérieuses, à écouter de bon cœur l'instinct qui nous fait aimer la simplicité et l'ordre, et surtout à juger de ce qui est à faire par ce qui s'est déjà fait.