‹ La nouvelle psychologie animaleChapitre 21 sur 40 · J. Loeb. Rapport au Congrès de Genève · texte numérisé non relu

J. Loeb. Rapport au Congrès de Genève

l'activité psychique des vertébrés 131

une certaine cellule ou dans un groupe de cellules, et qu'il est possible d'éliminer expérimentalement tel ou tel souvenir. Les expériences que j'ai poursuivies pendant cinq ans, en faisant des extirpations del'écorce cérébrale, m'ont prouvé d'une manière certaine que Munk a été victime d'une erreur, et que la méthode des lésions cérébrales ne peut conduire qu'à des résultats anatoraiques nous faisautconnaîtreles connexions entre les nerfs dans le système nerveux central ; au point de vue de la dynamique des phénomènes céré- braux, elle ne fournit presque rien. »

Remarquons que, dans .Matière et mémoire, Bergson est arrivé à des considérations analogues. "^ "

C'est ici le moment de parler des vicissitudes subies par la théorie des localisations cérébrales et racontées récemment par François ^jmiifiv, de l'école du D' Pierre Marie, dans un travail important sur l'aphasie de Broca '■.

En 1862, Broca hésitait encore devant les faits ; il se laissa entraîner par un courant d'opinions dirigé par Bouillaud et la foule de ses disciples. A cette époque, fa lutte commençait à devenir ardente entre . le spiritualisme et le matérialisme ; sous ce dernier fKûom ou s'efforçait de flétrir la libre pensée. « Pour les Apurs spiritualistes, il semblait qu'il y eût quelque chose d'attentatoire à la dignité de l'àme humaine dans la doctrine qui prétendait rechercher et circonscrire dans certains points fixes du cerveau telle ou telle fonction psychique, telle ou telle faculté. Aussi

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