SCENE VIII
FRÉDÉRIC, entrant.
Impossible de découvrir les parens d'Augustine. J'ai bien vu leur nom sur le registre des messageries , mais personne n'a pu me dire où ils se sont fait conduire. La matinée s'avance; dans deux heures il faut que je me marie : que faire de cette jeune fille? je ne peux pas la laisser là, car, ce soir, quand je viendrai avec ma femme... En vérité, c'est fort eujbarrassant. Allons, je vais toujours lui raconter le résultat de mes recherches, et ensuite... La revoir !... Elle est si jolie ! (// va vers la porte de la chambre.) Augustine, ouvrez, c'est moi. Quel bonheur de contempler encore ses traits si gracieux! [Madame Dubraj ouvre majestueusement les deux battans de la porte.) Ah ! mon Dieu ! ma belle-mère !
SCEINE IX.
MADAME DUBRAY, FRÉDÉRIC.
MADAME DPBRAT.
Oui, monsieur, votre belle-mère, édifiée de la manière dont vous vous préparez à faire le bonheur de sa fille.
FBÉDÉaiC.
C'est une véritable apparition !
!SlA.D4Mf: duSray.
IN'êtes-vous jfflB honteux? j
FRÉDÉRtC, 7Mi pèuâ peu est revenu à lui. Ma chère beWe«i«ôre, vous vous imaginez sans doute que voire présenctMrne- confond, m'anéantit? eh bien ! vous vous trompez; quand on a la conscience pure!... Tenez, je suis même enchanté de votre visite, parce que vous êtes une bonne femme.
MADAME DUBRAY.
Du tout, monsieur, du tout.
FRÉDÉRIC
Si, si; et je suis sûr que vous m'aiderez à sortir d'embarras lorsque je vous aurai racpnté tous les détails.
. MADAME DDBRAY.
Taisez-vous, monsieur, taisez-vous.
Mais au moins permettez-moi de m'expliquer.