‹ La nuit d'avant, vaudeville en deux actesChapitre 22 sur 26 · LES MÊMES, FRÉDÉRIC, COQUEVAL · texte numérisé non relu

LES MÊMES, FRÉDÉRIC, COQUEVAL

FBÉDÉBic, en dehors.

Air : Au collet! au collet!

Sur ma foi ! (i/s)

Je \ou3 ferai bien descendre ; Suivez-moi ! (^"•)

coQUEVAt, en dehors.

Mais je ne puis tous comprendre ; Ah! qui viendra medc'fendre?

( 7/5 entrent ; Coqueval s'adresse à madame Dubray, ) Retenez donc votre gendre! Madame va vous entendre ; 'Venez et répondez-moi!

COQUEVAL.

Lâchez-moi !

Dites donc, voisin, vous m'étranglez ! Lâchez un peu, si fa vous est égal, (à part.) Il ferait un excellent sergent de ville.

FRÉDÉniC.

Puisque vous me faites incognito des visites nocturnes , il me semble que vous pouvez bien m'en dédommager au grand jour.

COQCEVAL.

Vous êtes bien honnête...

FRÉDÉRIC

Voyons, monsieur, puisque vous étiez ici, que s'est-il passé chez moi?... Répondez.

coQCEVAL, à part.

Répondez!... Absolument comme lorsque j'étais à la police.

FRÉDÉRIC

N'entendez-vous pas? Qu'avez-voi<s vu?

COQl'EVAL.

Alais qui vous a dit que j'ai pu voir?

FRÉDÉRIC, montrant madame Dubray.

x^ladame.

COQUEVAL, à part.

Les femmes sont-elles bavardes ! {haut.) Eh bien! monsieur, j'étais venu allumer mon bougeoir... Entre voisins, case fait toujours.

FRÉDÉRIC

Fort bien. Quand il a été allumé, vous avez dû y voir clair... Qu'ave z-vousvu?

COQBEVAL.

J'ai vu votre appartement qui est fort joli.

FBÉDÉBic, en colère.

Après, monsieur, après?

COQUEVAl.

Et j'en étais à la cuisine de mademoiselle Aimée, là, en-haut, vous savez bien... Vous êtes rentré, et, n'ayant pas la clef delà cuisine, je me suis trouvé pris. Voilà, monsieur, comment cela est arrivé.

FBÉDÉaiC.

Et que m'importe la manière dont vous m'avez espionné? Je vous prie de dire à madame ce que vous avez vu.

CO QUEVAL.

Ah! par le petit carreau, là. [Mouvement d'impatience de Frédéric.) Eh bien! monsieur, je vous ai vu... ainsi que mademoiselle... etpersonne autre... Voilà tout.

MADAME DUBKAY.

Et c* en est assez, j'espère.

FRÉDÉRIC

Finirez-vcu-, monsieur, et direz-vous si je me suis éloigné «nrien des égards et des respects que mérite mademoiselle?

COQUEVAI..

Qu'est-ce qui a dit ça ? Vous ! vous me faisiez approchant l'effet d'un père... d'un tendre père... Vous mangiez des confitures à faire envie.

MADAME DUBRAY.

Des confitures !... la provision de mon Héloïse !...

COQDEVAt.

C'est vous qui les avez faites, madame ?... Il paraît qu'elles sont excellentes.

FBÉoÊBic , faisant un mouvement pour lui sauter au collet.

Misérable !

MADAME DUBBAT, le retenant.

Des violences ne vous justifieront pas.

FRÉDÉRIC

COQBEVAL, fuyant et se réfugiant près de madame Dubray. Est-ce qu'il y a du mal à manger des confitures ?

AUGusTiNE, pleurant.

Oh! mOn Dieu ! mon Dieu!... personne ue me rendra donc justice!

FRÉDÉRIC , allant à elle.

Calmez-vous, ma chère Augustinc. [à madame Dubray.) Il

est inutile, madame, de prolongerd avantage des discussions fâcheuses : vous n'avez voulu rien écouter, je vous rends votre parole et je reprends la mienne.

COQDEVAL.

Je n'ai plus rien à faire ici : je m'éloigne.

FBÉDÉRIC.

Je vous le conseille et vous engage à n'y plus reparaître.

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