‹ La nuit d'avant, vaudeville en deux actesChapitre 21 sur 26 · LES MÊMES, AUGUSTINE · texte numérisé non relu

LES MÊMES, AUGUSTINE

ADGTJSTiNE , sortant du cabinet, à Frédéric. Ah! monsieur, combien je suis touchée de ce que je viens d'entendre ! Mais vous ne devez point , pour moi , renoncer au bonheur que vous vous étiez promis, (à madame Dubray. ) Et vous, madame, pouvez-vous être ainsi sans pitié?

FRÉDÉRIC

Arrêtez, mademoiselle ; n'insistez pas davantage. Vous voyez bien que madame est décidée à ne juger que sur des apparences.

AIADAME DVBRAY.

Des apparences ! Quelle effronterie ! quand il y a des témoins !...

FRÉDÉRIC

Des témoins !

MADAME DUBRAY.

Oui, monsieur, des témoins, puisque vous me forcez à le dire; Aimée et votre voisin ont tout vu.

Mon voisin!... Ah! j'aurais été surpris qu'il ne fût pas mêlé à tout ceci !

MADAME DUBRAY.

Oui, monsieur, le ciel a voulu qu'il se trouvât renfermé dans votre appartement.

FRÉDÉRIC

Renfermé chez moi ! Mais c'est donc un véritable espion! Ah! il était chez moi ! Eh bien, j'en suis bien aise. Je vais le chercher à l'instant, et le prier de répéter devant vous tout ce qu'il a vu. ( // sort vivement, )

AUGUSTINE

Monsieur Frédéric. . . Il ne m'écoute pas. Oh I mon Dieu ! une querelle maintenant! et tout cela par bonté pour moi. Pourquoi suis-je venue dans cette ville?

(Elle tombe en pleurant sur une chaise. ) MADAME DCBRAY, la regardant en haussant les épaules. C'est bien touchant, en vérité!

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