SCENE IV
Pierrot, Le Prince
Le Prince. — Ah! Pierrot, mon ami! Je suis bien malheureux!
Pierrot. — Malheureux ! Vous, ie plus fortuné des hommes !
Le Prince. — lui quoi di S-tU fortuné?
Pierrot. — N plus
- demain
Le Prince. - I. n liant
q parier.
Pierrot. — Je ne oompren -elle
pas douce, charmanl me ?
Le Prince. — Peut-être! Mais j'en Bais
de plus belles!
Pierrot - Je n'en ai ,j;im.tis
rencontré !
Le Prince i al
■tu parler ainsi, toi qui épouse demain la
Pierrot. — Hélas :
Le Prince. — Tu soupires! Pierrot, lu q'-îs pas digne de ton bonheur !
Pierrot. — El vous, P rus digne
du vôtre ?
Le Prince (marchant avec agitation). - — de ma marraine me force à épouser cette pel une ! .1"
que j'en deviendrai fou !
Pierrot marchant de même). — Eh-! M'at-on ur faire mon bon-
heur! Je is une pr
Le Prince. — Et vOicj que l'on t'offr
du royaume ! Il y a de quoi, vraiment, se lamenter.
Pierrot. — Ah ! Si
Le Prince. — Ah! Si j'< tienne !
Pierrot. — igobert, s juste
-il a quel poil - dé-
plail 1
Le Prince. — je n'ai jamais osé lui en parler...
Pierrot. — Et i vous alliez vous ji
Le Prince. - mon père n'osera A6-
Mimosa !
Il m'en! dans un . El il me
l'.ui'i - lumeftre ou passer la fin de mes
jours autile!
Pierrot moi, je sais
musique.
nnent par
- d'honneur ■ M
Angèie — 0 pour
Giroflée. - —
Angèle (lui tenant les mains). — Nous serons toujours amies ?
Giroflée — Quoiqu'il arrive, toujours !
Le Prince. — Pierrot, tu n'est pas fâché contre moi ?
Pierrot, — Moi, Prince, j'aurais l'audace!...
Le Prince. — Tu es mon seul ami, Pierrot !
Pierrot. — Je vous aime comme un frère. (Us s'avancent ensemble vers Angèle et Giroflée.)
Le Prince. — Mademoiselle Angèle... (3e tournant vers Giroflée.) J'ai bien de la joie à vous revoir 1
Angèle. — Moi aussi, Prince. (Se tournant vers Pierrot). Loin de vous, le temps m'a paru bien long!
Le Prince (offrant son bras à Giroflée). — Serait-il vrai?
Pierrot (offrant son bras à Angèle). ■ — Prenez mon bras, princesse...
Angèle. — Princesse ?
Pierrot. — Je veux dire... Angèle !... (Ils s'éloignent.).
1re demoiselle. — Voyez-donc ! Voyez-dons!
2e demoiselle. — Qu'y a-t-il ?
3e demoiselle. — La future reine est au bras de Pierrot !
4e demoiselle. — Et la princesse les suit au bras du prince !
2e demoiselle. — Non! Ce n'est pas possible l
3e demoiselle. — Regardez-les donc ! Regardez-les donc !
1r0 demoiselle — Qu'est-ce que cela signifie ? Que va dirf le roi Dagobert ?
4e demoiselle. — Et M. St-Eloi ?
1re demoiselle. — Justement, le voici ! (Toutes courent à lui et l'entourent.)
Toutes les demoiselles (ensemble). — Monsieur Saint-Eloi ! Monsieur Saint-Eloi !
1rc demoiselle. — Expliquez-nous!
2e demoiselle. — Nous ne comprenons pas !
3P demoiselle. — Est-ce donc Pierrot qui sera roi ?
Saint-Eloi. — Pierrot ?
4e demoiselle. — Et si le prince épouse ia princesse Giroflée ?
Toutes les demoiselles (ensemble), — Nous demandons à savoir... On aurait dû nous dire... Regardez-les!
Saint-Eloi. — Grands Dieux ! (Il s'élance avec de grands gestes, fait une profonde révérence à Angèle et, prenant la main de Pierrot, il l'entraîne vivement vers l'autre couple. Il leur fait une profonde révérence, puis, s'emparanl du bras de Giroflée, il la réunit à Pierrot, et entraîne le Prince vers Angèle.
Saint-Eloi. — Permet tei, Pria - vous
trompé ! Pi< is l'un
de l'autre, détournent La toi ■■ malheu-
n-'ine.) Saint-Eloi. — Là ! Toul
pour les mentg qui vont commi : 9 sor-
tent. - Qtent en partant.)