SCENE III
A o no le
rand'mère!
Qrand'Wère. — Alloi
• l'un
Angèle. —
Grand'Mère. — Tout le monde est pourtant bien bon pour toi ! Ne te souviens-tu donc plus de la triste vie que tu menais chez ta marraine ?
Angèle. — Oh! oui, Grand'mère ! C'étaient de bien mauvais jours; et pourtant, il y a des noments où je crois presque les regretter. ij ma marraine était méchante, tu étais là, toi, toujours si bonne. Tu te souviens comme nous étions heureuses lorsque nous étions seules, et que tu me contais des histoires, ou que tu me chantais des chansons! Te souviens-tu de celle-ci que tu m'as apprise, il n'y a pas huit jours, peut-être:
Je suis modeste et soumise
Grand'Mère. — Tu la sais encore ? Chantelà, ma mignonne ! Les chansons font oublier tous les ennuie.
Angèle (chante). —
Je suis modeste et soumise Le monde me voit fort peu Car je suis toujours assise Dans un petit coin du feu Cette place n'est pas belle, Mais pour moi, tout paraît bon, Voilà pourquoi l'on m'appelle La petite Cendrillon, etc..
Comme c'est joli, n'est-ce pas, Grand'mère?
Grand'Mère. — Oui, ma petite fille !
Angèle. —■ Grand'mère, dis, chante-moi:
« Nous n'irons plus au bois! » C'est un air que j'aime tant.
Grand'Mère. — Tu le veux, ma mignonne:
écoute :
Nous n'irons plus au bois,
Les lauriers sont coupés
La belle que voilà
La lairons nous danser ?
Entrez dans la danse,
Voyez comme on danse... etc..
Eh bien, quoi, Angèle ? Ma chanson le fait pleurer ?
Angèle. — J" suis si malheureuse, Grand'mère! Je ne veux pas être Reine ! Je ne veux pas épouser le Prince Charmant! Je ne veux plus que Pierrot pleure aussi par ma faute!
Grand'Mère. — Hélas! les fées l'ont voulu! Prie-les bien pour qu'elles transforment encore ta destinée!
Qoe). — (Le soir est tombé. Sur le ciel encore lumineux, les fées, une à une
apparaissent, tandis qu'Angèle pleure, La tête sur les genou: de 1 1 grand'mi
Fée Petit.Joigt. - T.a! Vous L'avais-je 'lit!
Mimosa. — 'IV i, Pet)td
Je ne suis qu'une Botte '.
Mirabelle. - Reine : ftaocom
;ii cel ouvrage que nous avons 8| mal fait !
Reine des fées. — Vous l'aviez l'ait pour bien faire; mais vous l'aviez fuii trop vite! Allons; je vais m'en mêler I Le roi Dagobert arrive ce matin à la Cour : noua Interviendrons, et tout s'arrangera, peut-êtn - dlspar
Angèie. - Grand'Mère ! il m-' semble qu'on ;i parlél
Qrand'Mère. — C'est le vent dans les arbres, mon enfant. [Silence. Prélude de musique.)
Angèle. - - Ecoute) On «lirait qu'on chante.
Grand'Mère. — oh! Augèlel Ce son Elles t'oni entendue, pon-
dent. Il ne faut plus avoir peur, mon enfant !
Chœur des fées
[Air: Nuit du May) à bouche fermée.