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qu'il ne pouvait pas, en un mot, aller à ce rendez-vous du lendemain.
Mais son cœur lui demandait* en même temps si le doigt de la Providence n'apparaissait pas dans cette occasion, si les convenances ne devaient point ici céder le pas aux avertissements secrets de son âme, si enfin il n'était pas de son devoir de poursuivre jusqu'au bout cette mission consolatrice qu'il avait tacitement acceptée.
L'esprit de Fernand flottait alors entre ces deux partis à prendre, et nul n'aurait su dire * lequel des deux allait triompher, lorsque l'hôtesse vint mystérieusement le prier de la part de lady Stw..., — la mère de la jeune fille, — de vouloir bien lui accorder quelques instants d'entretien,
Fernand trouva la noble dame dans une pe-
tile chambre très-simple qui lui servait de salon. Les douleurs de l'âme ont bien vite rompu les liens de l'étiquette.
— Monsieur, dit lady Stw..., vous pardonnerez à une mère l'irrégularité de la démarche que je fais auprès de vous. Vous êtes jeune, votre cœur ne s'est pas encore desséché au soulfle de l'expérience, et je lis dans vos traits que vous l'avez grand et généreux. — Vous savez nos malheurs, vous me pardonnerez.
Fernand s'inclina sans répondre. Le cœur lui battait violemment.
— Une ressemblance que j'ose dire heureuse, reprit l'étrangère, a causé sur l'esprit de ma fille une impression que je comprends maintenant que je vous vois. Anna m'a dit votre entretien, votre rencontre dans la prairie, la promesse que vous lui avez faite... Vous
— â03 — n'avez pas voulu déchirer son cœur en soulevant le voile qui cachait la vérité ; je vous en remercie. Mais ce n'est pas tout. Voulez-vous me permettre de vous dire le service que j'attends (le vous?
— Puissé-je, madame , accomplir tous vos vœux!
— Ce soir, monsieur, en retrouvant sur le yisa^^e de jna fille cette expression tranquille des jours plus heureux, un rayon d'espoir a lui dans mon âme , et , lorsque j'ai connu la cause de ce calme , il m'a semblé que le ciel avait enfiu pris pitié de mes douleurs. Trop longtemps éprouvée |3our croire sans réserve à uu pareil bonheur, j'ai voulu savoir si mon cœur ne se faisait pas illusion. J'ai fait appeler le docleur, et il ma confirmée dans mon esi'érance; il nTa dil ([u' il fallait saisir cette
occasion et se hâter de développer le germe de la guérison. Il s'est offert à vous parler, mais j'ai mieux aimé le faire moi-même ; j'ai mieux aimé aller à vous sans détour et vous dire : « Je suis mère, et vous pouvez sauver ma fille. »
— Au nom du ciel ! madame, parlez, je vous écoute, interrompit Fernand.
— Quand vous rencontrerez ma fille , monsieur, je vous en prie, ne vous détournez pas du chemin.
— . Veuillez croire...
— C'est une folle, je le sais; sa vue peut inspirer de la pitié, et la pitié est un sentiment pénible auquel on peut vouloir se soustraire.
— La pitié, milady, est un noble sentiment
que le christianisme a élevé au rang des vertus ; c'est toujours un devoir quand ce n'est pas un attrait.
— Je vous ai bien jugé, et la noblesse de votre âme m'encourage à vous demander plus encore. Achevez Tœuvre que vous avez commencée, c'est une mère qui vous en conjure ; sauvez ma fille: Dieu saura vous en récompenser.
— La plus grande récompense est dans mon cœur, madame, et, si je pouvais tout ce que je souhaite, ce serait bientôt à moi de vous implorer. Tenez, milady, je vais vous ouvrir mon âme : lorsque vous m'avez fait appeler, j'hésitais sur ce que j'avais à faire ; maintenant je n'hésite plus. Vous-même , m'avez montré le chemin, je le suivrai. Demain je pars, un devoir impérieux m'éloigne pour
quelques jours de ces lieux, mais j'y reviendrai bientôt, et puissé-je alors combler les plus chers de vos vœux et des miens!
— Je vous confie ma fille, monsieur ; son honneur et sa vie sont entre vos mains.
— La foi du gentilhomme vous est garant de fun; fasse le ciel que je puisse sauver l'autre!
Fernand allait ajouter quelques mots, mais il les retint sur ses lèvres. Ses yeux seuls exprimèrent sa pensée, et milady les comprit. Elle saisit la main du jeune homme et lui dit avec effusion :
— Un jour, monsieur, nous reprendrons cette conversation à l'endroit où nous l'avons laissée.
La couronne de ^liss Anna.
(suite.)
ÏV
Quelque pressante que fût la lettre de son
oncle, quelque importantes que fussent les
affaires dont il avait à l'entretenir, Fernand,
après la conversation qu'il avait eue avec la
mère de miss Anna, ne put se résigner à [)ar- V. 20
tir le lendemain, et, dût-il ne plus trouver son oncle à Cologne, il remit son voyage au jour
suivant.
Le lendemain, en attendant l'heure à laquelle il devait recevoir la jeune fille, le temps lui parut bien long. Il passa la journée à la recherche d'une distraction impossible. Sans cesse l'image de miss Anna flottait devant ses yeux, et son imagination la retrouvait à chaque détour des chemins, à chaque buisson dans les bois, à chaque bonnet de jeune fille dans le village.
Longtemps avant l'heure attendue, il était assis sur les bords de la Vesdre, et son regard inquiet interrogeait l'horizon.
Enfin Anna parut.
Sa démarche était lente et gracieuse; à chaque
pas SQXi regard ondulait comme un jeune peuplier sous le timide effort de la brise;. Une joie calme inondait son visage, et ses yeux avaient une expression douce et tranquille.
En abordant Fernand, elle lui tendit sa blanche main comme elle eût fait à un vieil ami, puis souriant de ce sourire mélancolique qui doit être celui des anges:
— Bonsoir, mon frère, dit-elle. — Je puis bien vous donner ce nom, car bientôt vous serez mon frère. — Ma mère aussi vous a bien reconnu, et c'est elle qui tout-à-l'heure m'a demandé si j'avais vu mon frère aujourd'hui.
— Ce titre précieux, je l'accepte avec bonheur, répondit Fernand d'une voix émue qui laissait percer un léger accent de regret ; mais ce titre, vous le savez, me donne des privilé-
ges, et permettez-moi d'en réclamer Tusage en vous offrant mon bras,
La jeune fille s'appuya avec confiance sur le bras du jeune homme, et tous deux suivirent en causant le sentier qui longeait la rivière.
-- Ma mère, poursuivit Anna, m'a dit que vous feriez tout ce que je voudrais.
— Milady a dit vrai.
— Nous allons bien voir, et puisque c'est moi qui commande, j'ai résolu que vous viendriez demain avec nous visiter les ateliers de la Vieille-Montagne.
— Demain, mademoiselle, mais cela m'est impossible.
— Impossible ! voilà comme vous êtes sou-
mis à mes ordres? Eh bien! soit, remettons notre excursion à après-demain.
— Vous me voyez au désespoir d'être, pour la première fois que vous me commandez, dans la nécessité de vous désobéir. Demain et les jours suivants je ne serai pas à Ghaudfontaine.
— Comment ! vous partez?
— Un devoir impérieux m'oblige à m'absenter pour quelques jours.
— Et moi, pendant ce temps-là, je vais me trouver seule... Lorsque je croyais avoir trouvé un ami et un frère, voilà déjà qu'il m'abandonne. Avec qui donc pourrai-je parler de lui si vous partez?... Me voilà encore une fois toute seule avec mon douloureux souvenir, car ma pauvre mère, je crains tou-
jours de rallrister davantage en lui parlant du passé.
Une larme glissa sur la joue de la jeune fille et bondit comme une perle sur sa main.
— Eh quoi !' èVcria Fernand, faut-il que mon départ soit pour vous une cause de larmes 1 pensez donc que le jour du bonheur approche pour vous.
— Oui, c'est vrai, fit-elle en souriant; mais un mois, c'est bien long!... et puisqu'il vous avait envoyé, pourquoi ne restez- vous pas?...
— Les affaires qui m'éloignent de vous ne me regardent pas seul, elles sont aussi celles d'un bon oncle qui m'a servi de père, et, — vous le voyez, mademoiselle, il m'attendait aujourd'hui...
En parlant ainsi, Feraand remit la lettre de M. de Sercamp à la jeune fille, qui la lut attentivement et sans en passer une seule ligne.
— Vous avez raison, dit-elle en baissairit la tété, il faut que vaus partiez .. Quand rèviendrez-vous ?
— •Le plus tôt possible.
— Combien de jours cela veut-il dire ?
— Dix jours, douze jours peut-être, et si , comme j'en ai Tespoir , je puis m' échapper avant, je le ferai.
— N'oubliez pas votre promesse, n'oubliez pas surtout que c'est dans un mois qu'il revient ; et ce jour-là, vous devez me donner la main pour me conduire à Tautei... Pendant
votre absence , je vais m'occuper de ma toilette de mariage. Elle sera toute simple, une robe blanche avec des nœuds de rubans bleus... et sur mon front une couronne de bluets, comme celle-ci... J'ai déjà commencé la broderie de mon voile ; j'ai voulu qu'il fût tout entier de ma main. Quand vous reviendrez, il sera terminé.
Fernand recueillait avec angoisse les paroles de la jeune fille. Rien n'était plus triste que de l'entendre passer ainsi en revue sa toilette pour un mariage imaginaire. Fernand ne put contenir plus longtemps l'émotion qui débordait de son cœur ; il se détourna pour cacher une larme.
— Lorsque le jour sera venu , ajoutât-elle, vous viendrez me prendre le matin à dix heures; nous irons à cette église dont vous voyez le clocher là-bas, dans les arbres.
A ce moment , la cloche du village vint à sonner V Angélus.
— Écoutez , dit la jeune fille , c'est la cloche du soir. Vous priez, vous autres catholiques, lorsque vous l'entendez. Apprenez-moi cette prière.
Alors, sa main dans celle du jeune homme, les yeux vers l'occident d'où le soleil saluait les collines de ses derniers rayons, au milieu de cette vallée profonde dont le silence n'était troublé que par le tintement lent et prolongé de la cloche, en face du ciel et de la terre, la jeune protestante fui initiée à cette prière intime que le catholique adresse trois fois par jour à la mère de Dieu, et que l'Église appelle de ce doux nom de salutation angeligue.
Trois fois la cloche reprit son tintement
plaintif, trois fois la pieuse invocation sortit des lèvres et du cœur de ces deux jeunes gens.
Lorsque la prière fut terminée , Fernand se sentit plus calme ; le regard de la jeune fille brilla d'un éclat plus pur, et de son front s'était effacé le sombre voile de la tristesse.
Tous deux, les mains unies, la tète baissée, la bouche muette , reprirent lentement leur pfomenade. Il semblait que leurs lèvres se fussent closes pieusement sur les derniers mots de la prière.
Ils arrivèrent ainsi à l'extrémité dû verger; et quittant alors le bord de la rivière , ils se rapprochèrent de la maison. Miss Anna serra vivement la main de Fernand ; et, levant sur lui son chaste et doux regard :
— Adieu, dil-elle; soyez heureux dans votre voyage. Tous les soirs , quand la cloche sonnera, je dirai cette prière que vous m'avez apprise Tenez, voici la fleur qui vous appartient Regardez comme elle est jolie!
Voyez comme sa taille est fine dans son corset noir, comme les feuilles sont bien découpées, comme son bleu est pur ! C'était la fleur préférée d'Henri... Henri, c'était son nom; mais vous, vous ne m'avez pas dit le vôtre.
— Je me nomme Fernand.
— Fernand! c'est aussi un beau nom
Dans mes prières à la Vierge, je ne l'oublierai pas. Adieu, Fernand...
— Au revoir, mademoiselle , répondit tristement le jeune homme.
Et, pressant contre ses lèvres la main de la
jeune fille, il y laissa tomber une larme. Anna s'en aperçut.
— Je pleurais aussi , dit-elle, le jour où je vis Henri pour la dernière fois.
Elle s'éloigna. Du regard, Fernand la suivit à travers les arbres, et , lorsqu'il revint à la réalité, il trouva une inquiétude immense au fond de son âme...
Le lendemain avant le jour Fernand avait quitté Ghaudfontaine.
La couronne de Miss Anna.
( FIN
Arrivé à Cologne, Fernand n'y trouva plus son oncle ; celui-ci venait de partir pour Bade. Le jeune homme alla l'y rejoindre. 11 comptait se rendre de là avec M. de Sercamp à Paris, où devaient se terminer leurs affaires
de famille. Mais le vieillard tomba malade, et ce ne fut que dix jours après qu'ils purent se mettre en route. Une fois à Paris , Fernand aurait voulu renvoyer à un autre moment les affaires sérieuses et reprendre sur-le-champ le chemin de la Belgique. M. de Sercamp, que sa récente indisposition avait alarmé, désirait de son côté en finir au plus tôt , et retint son neveu près de lui. -— Les affaires qui doivent se terminer en une semaine demandent ordinairement six mois ; celle-ci ne prit qu'une vingtaine de jours. C'était peu, et pourtant combien ces vingt jours parurent longs à Fernand ! Avec les dix jours perdus à Bade , c'était un mois tout entier passé loin de celle à qui il avait fait la promesse de revenir avant quinze jours.
Il fut libre enfin et partit.
Le cœur bercé entre l'espoir et l'inquiétude,
il prit directement la route de Liège, où il arriva au milieu de la nuit. Rompu, brisé par un voyage précipité , il s'arrêta dans la ville , et résolut d'attendre au lendemain matin pour se rendre à Ghaudfontaine.
Il y avait juste un mois qu*il avait quitté ce village.
Le lendemain, dix heures sonnaient lorsqu'une voiture s'arrêta devant la porte de l'auberge ; la bonnne hôtesse était venue au devant de l'étranger; elle reconnut Fernand.
— C'est vous enfin ! s'écria-t-elle ; que Dieu bénisse votre retour !
— Et miss Anna ? dit Fernand sans répondre à ses félicitations.
— Miss Anna ? fit-elle en levant les yeux au ciel.
— Qu'est-il arrivé? où est-elle?
— Là, chez elle... dans son lit...
— Malade !
— Mourante...
Fernandn'en écouta pas davantage. En deux bonds il avait franchi l'escalier et frappait à la porte de l'appartement. La femme de chambre vint silencieusement ouvrir et le conduisit près de milady.
— Ah ! pourquoi venez-vous si tard? s'écria la malheureuse mère en saisissant la main du jeune homme. Venez, venez vite ! qu'au moins son dernier regard rencontre des. traits , chéris
qui appellent un dernier sourire sur ses lèvres. Venez.
El la pauvre dame, oubliant jusqu'aux plus rigoureuses réserves de la pruderie anglaise , entraîna Fernand dans la chambre de la jeune fille qui se mourait.
Quel douloureux spectacle !
Pâle comme la batiste de son chevet , Anna était étendue sans mouvement sur sa couche. Sa paupière abaissée pouvait faire croire un moment qu'elle sommeillait , mais le râle de sa poitrine oppressée et les mots entrecoupés qui sortaient de sa bouche ne permettaient pas une longue illusion.
Près du lit étaient , d'un côté , le médecin, de l'autre , un prêtre catholique. Le prêtre murmurait tout bas de ferventes prié-
res. Fernand se rappela le soir de V Angélus. Si le corps allait mourir, Tâme du moins était sauvée...
Derrière le chevet du lit, la mère de la jeune fille s'était agenouillée devant un crucifix. C'était avec un étonnement profond que Fernand la regardait. Le bon prêtre s'en aperçut et comprit la pensée du jeune homme. D'une main, il lui montra le ciel, et, de l'autre , il fit- le signe de la croix. — La pauvre mère disait les mêmes prières que sa fille.
Fernand s'approcha avec recueillement du chevet de la jeune fille , et , d'une main timide écartant le rideau virginal, il contempla cette belle pâture , naguère encore si fraîche et si vivante. Comme elle était changée! Et cependant, malgré ses joues
creusées , malgré le cercle violet qui encadrait ses yeux, bien que le mal eût étendu ses ravages sur ces membres amaigris , c'était toujours cette beauté céleste , ce front pur avec ses longs cheveux dorés. — Mais le sceau de la mort était imprimé sur ce beau visage.
A cette vue , Fernand laissa tomber sa tête dans ses deux mains et il éclata en sanglots. La jeune fille souleva sa paupière, et son regard , déjà terne, reconnut le jeune homme.
— Fernand, dit-elle d'une voix qui s'entendait à peine.
Il saisit sa main ; elle était glacée.
— Vous venez bien tarcî ! cBritiûu'a'-t-eîiè; Il est arrivé, lui, je l'ai vu .... L'heure vient de
sonner, nous allons partir Ma mère, donnez-moi ma couronne de fiancée... Elle sera pour vous, Fernand, quand le saint prêtre l'aura bénie sur mon front...
LadyStw... se leva, et, prenant une fraîche couronne de bluets sur un fauteil où s'étalaient inutiles le voile et la robe blanche de la mariée, elle la posa sur la tête de sa fille avec un baiser.
— Ma mère, reprit la mourante d'une voix entrecoupée, pardonnez-moi les fautes que j'ai commises, les douleurs que je vous ai causées... Fernand, donnez-moi la main, l'autel est paré, on nous attend... Voici Henri qui vient.... la prière monte vers le ciel, Jve Maria... Henri, 0 mon Dieu! que le ciel est beau!...
Ses lèvres remuèrent encore, mais sa voix s'éteignit.
Le prêtre approcha de cette bouche décolorée la petite médaille de la Vierge, un dernier souffle ternit Téclat de l'argent poli... la fiancée était au ciel.
Les sanglots éclatèrent, et Fernand, agenouillé près du lit, courba son front sur sa main glacée. Qui sait si, dans ce pieux recueillement, il ne vit pas Tâme de la jeune vierge monter au cieux sur les ailes de son ange gardien?
Le lendemain, il suivit le cerceuil à Téglise, et il accompit ainsi jusqu'au bout la promesse qu'il avait faite.
Fernand recueillit pieusement le legs de la pauvre enfant, et quitta la vallée de la Vesdre après avoir fait le serment de venir chaque année prier sur une simple pierre blanche où
la main du sculpteur a gravé ce nom: ànna, et celte date, 15 août.
La jeune fille était morte le jour de la fête de la Vierge.
Vous qui lisez ces lignes, peut-être avezvous rencontré Fernand sans le connaître. Sur son front élevé, dans son regard poétique et vague, vous avez pu voir errer un nuage de tristesse : c'est le souvenir de miss Anna qui flotte encore dans sa pensée.
Coulommiers. — Imprimerie de A. MOUSSIN.
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