‹ La nuit des vengeursChapitre 12 sur 13 · SUITE · texte numérisé non relu

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Fernand s'en revint le front pensif et l'âme agitée. En rentrant à l'hôtel, il trouva une lettre pressante de son oncle, M. de Sercamp, qui, disait-il, l'attendait le lendemain à Cologne, où il ne devait rester que deux jours.

Le chemin de fer de Liège à Aix-la-Chapelle n'était pas encore terminé à cette époque, et il fallait un grand jour pour faire ia route. Remettre son départ d'une heure, c'était s'exposer à ne plus trouver M. de Sercamp à Cologne.

iMais la jeune étrangère, en quittant Fernand, ne lui avait-elle pas jeté cette promesse : « A demain? » Et depuis quand les jeunes gens conviés à un doux entretien par une jolie bouche ont-ils fait la sottise de ne point s'y rendre ?

Un sentiment d'exquise délicatesse disait cependant à Fernand qu'il ne devait pas étendre plus loiif une reiadon que le hnsard d'une r£ssen;blance avait seul formée; qu'il lui appartenait d'agir avec une prudence qu'un esprit malade méconnaissait innocemment;—

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