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que nous avions obtenus — le réveil n'a pas lieu. Les attaques continuent, nouvelle chute du volume et de l'urée, plateau, puis relèvement à 1.200 grammes coïncidant avec le réveil, suivi des oscillations ordinaires autour du taux normal.
Nous avions assisté à un deuxième état de mal faisant immédiatement, sans interruption, suite au premier, survenu sous une influence inconnue, mais l'analyse de la courbe du volume et de l'urée n'en restait pas moins caractéristique (1).
En présence de la courbe de la figure 2, devrait-on rejeter les considérations que nous formulions au point de vue de la prévision de la durée de l'accès et du retour prochain à l'état normal en considérant la figure 1 ? Certainement non : il faudra tenir compte dans les prévisions de la possibilité d'une rechute, d'un second état de mal faisant suite au premier, évoluant d'ailleurs d'une façon caractéristique et voilà tout.
En effet, dans la fièvre typhoïde par exemple, l'observation a établi sur des bases irréfragables qu'il existe une courbe caractéristique de la température, permettant de préjuger presque à coup sûr la durée de la maladie et le retour plus ou moins prochain à la santé. La courbe de la température dans la diothénentérie est la courbe renversée du volume et de l'urée dans l'état de mal. Or, de ce qu'il existe des rechutes dans la fièvre typhoïde, les considérations spéciales qu'on peut tirer de l'étude de la courbe sont-elles pour cela infirmées? Certainement non, car dans cette rechute comme dans un second état de mal, la courbe reste toujours caractéristique. Comme nous l'avons dit, il faudra ne jamais oublier, dans les prévisions relatives au retour à l'état
(1) L'examen du résidu fixe et des phosphates n'a pas été fait dans ce deuxième état du mal. Cet examen est le dernier en date parmi les analyses des nombreux états de mal que nous avons faites et qui vont être rapportées: à ce titre et étant donné les résultats antérieurement obtenus, nous avons cru pour une fois pouvoir nous borner à l'étude du volume et de l'urée.
normal dans l'état de mal hystérique, qu'il peut survenir une rechute dont la courbe aura, du reste, des caractères qui permettront de prévoir la durée et la fin du deuxième accès.
En résumé, il résulte de nos recherches : 1° Que l'état de mal hystérique, à forme épileptoïde est, au point de vue chimique, une attaque hystérique prolongée se caractérisant comme celle-ci par l'abaissement du volume, du résidu fixe, de l'urée et des phosphates avec inversion caractéristique de la formule.
2° L'étude de la courbe fournie parle volume et l'urée, permet de prévoir la durée de l'état de mal et le retour à l'état normal.
3° Malgré le ralentissement de la nutrition nettement indiqué par l'abaissement du volume, du taux résidu fixe, de l'urée et des phosphates, l'amaigrissement n'a pas moins lieu dans des proportions qui, chez une femme de 53 kilog. observée en 2 fois, pendant 22 jours, a été en moyenne de 400 grammes par jour.
4° L'état de mal aussitôt terminé, le retour au poids normal paraît se faire, immédiatement, dans des proportions journalières sensiblement égales à celles qui ont présidé à la perte de poids pendant l'état de mal. A ce dernier point de vue, il peut exister, on le comprend, dos différences individuelles.
5° L'augmentation progressive de poids est immédiate : le malade aussitôt réveillé se met à manger et à augmenter de poids. On n'observe pas de convalescence au point de vue chimique, ce qui au point de vue clinique, avait été noté depuis longtemps, et avec insistance, par M. Charcot.
B. — Devxième période — Grands mouvements. — Nous n'avons pas observé de formes d'état de mal relevant de la deuxième période de l'attaque hystérique ou mieux dans lesquelles les phénomènes de la deuxième période fussent prédominants. Cliniquement,
nous ne croyons pas qu'il existe d'état de mal revêtant cette physionomie : on peut bien observer les grands mouvements dans les formes d'état de mal décrites que nous décrivons, mais le clownisme ne prédomine jamais assez sur les phénomènes relevant dos autres périodes pour donner sa caractéristique à un état de mal spécial.
C. — Troisième période.— Attitudes passionnelles. — Il n'en est pas de même de la troisième période de la grande attaque hystérique. Nous avons, en effet, observé un état de mal à forme cataleptique accompagné ou mieux formé d'attitudes passionnelles extrêmement expressives et caractéristiques.
Le 21 février 1889, à 7 heures du soir, la malade, âgée de 18 ans, après une violente attaque convulsive, présente les phénomènes suivants qui se continuent jusqu'au 27 février. Assise sur son lit, les mains jointes, elle fixe un être imaginaire, appelle Léon, envoie des baisers ; puis se dresse debout, retombe sur son lit, les bras en croix, toujours en suivant des yeux l'objet de sa pensée. Les membres supérieurs conservent presque indéfiniment l'attitude qu'on leur donne. Toutefois, à l'inverse de ce qui existe dans la catalepsie hypnotique, les gestes communiqués ne sont pas suggestifs d'une idée ; c'est ainsi que les deux mains, placées étendues au-devant de la bouche, ne déterminent pas le sourire qui accompagne d'ordinaire l'envoi d'un baiser. Par contre, le sourire survient lorsque les bras sont mis en croix, la malade continuant à suivre son rêve. Il est vrai que, d'elle-même, elle ne tarde pas à mettre ses attitudes à l'unisson des sentiments que reflète son visage. On est obligé de la camisoler pour l'empêcher de courir pour ainsi dire après son hallucination. Elle garde ces attitudes du 21 au 27 février, pendant 6 jours, jour et nuit, sans dormir, sans s'alimenter de quelque façon que ce soit, sans absorber une goutte d'eau, malgré les sollicitations dont elle est l'objet. Dans ces conditions,
extrêmement favorables pour l'expérience, l'urine est recueillie par sondages, la température rectale varie entre 37°6 et 37°8. Le réveil a lieu sans secousses clans la nuit du 26 au 27 février.
Examinons maintenant les tableaux XIII, XIV et la figure 3.
Tableau XIII.
Par.. , Etat de mal hystérique à forme cataleptique.
icide phosphor.
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