‹ La nutrition dans l'hysterieChapitre 14 sur 24 · DU F · texte numérisé non relu

DU F

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OBSERVATIONS

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Et. de mal

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Du 24 avril au 2 mai 1884.

(.salle Duchenne).

Et. normal

Du 20 mars ^ au 25 mars 1889.

Puis les attaques succèdent aux attaques et, pendant 8 périodes de 24 heures consécutives, l'analyse donne toujours les mêmes résultats par rapport à la normale : diminution du volume, abaissement du résidu fixe, de l'urée, de l'acide phosphorique avec inversion caractéristique de la formule.

La moyenne de ces 8 journées (tabl. XI) donne, en, effet, 950 ce. d'urine, 38,84 de résidu fixe, 1 1 gr. 49 d'urée, 1 gr. 44 d'acide phosphorique total se décomposant en terreux 0,69 et alcalin 0 gr. 75.

L'état de mal à forme épileptoïde n'est donc qu'une attaque d'hystérie prolongée, ce qu'il était permis de prévoir, mais ce qu'il n'était pas moins intéressant aussi de constater pour le plus grand bénéfice du diagnostic différentiel, comme nous le montrerons ultérieurement.

A d'autres points do vue, le graphique {Fig. 1) que fournit le tableau X, prête encore à des considérations toutes particulières. Jusqu'ici, en effet, en présence d'un état de mal épileptoïde — nous pourrions dire de n'importe quel état de mal — le médecin interrogé sur la durée probable de cet état de mal était bien forcé d'avouer qu'il n'avait aucun point de repère pour prédire le retour à l'état normal, le réveil en un mot. On savait, et encore, que le jour qui précédait le réveil les attaques étaient un peu moins fréquentes, les intervalles entre les séries d'attaques plus longs, la connaissance plus longtemps complète, l'appétit un peu meilleur*, et c'était tout. De sorte que si l'état de mal durait 8 jours, c'est à peine si le septième on pouvait prédire le réveil à brève échéance, ce qui, on l'avouera n'était guère satisfaisant.

Il n'en est plus de même aujourd'hui, et, dès le 2* ou 3e jour, on pourra prédire si l'état de mal doit être de longue ou de courte durée, et annoncer le réveil dès le milieu de l'accès lui-même, et cela en considérant simplement la courbe volumétrique.

Que voyons-nous, en effet, dans la figure 1 qui n'est cependant pas un schéma des plus caractéristiques — en comparaison surtout de ceux que nous allons bientôt donner — une chute brusque: de 1.300 ce, le volume tombe à 970 ce. , puis à 400, remonte à 650, oscille entre 900 et 980, puis il s'élève à 1.150 pendant 2 jours, et le réveil a lieu à 1.600 ce

En somme, chute brusque, plateau, puis relèvement coïncidant avec le réveil, caractères qui sont encore beaucoup plus accentués dans la première et dans la seconde partie de la figure 2, relative aussi à l'état de mal à forme épileptoïde.

L'urée et l'acide phosphorique — la première a seule été figurée sur le tracé — suivent sensiblement la marche du volume. A propos de l'acide phosphorique, nous tenons à faire remarquer combien l'inversion de la formule que nous avons signalée est chose importante. Le dernier jour du premier état de mal (tabl. X), la

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malade excrète 1 gr. 40 d'acide phosphorique total se décomposant en terreux 0,65 et alcalins 0,75 donnant le rapport très approximatif de 1 à 1. Le lendemain, l'acide phosphorique est remonté à 2 gr. 20 se décomposant en terreux 0,53 et alcalins 1,67, ce qui donne la proportion normale de 1 à 3, laquelle se continue les jours suivants.

Aussi, à ne considérer sur letableau X que les colonnes consacrées à l'acide phosphorique, on peut très nettement séparer les jours qui appartiennent à l'état de mal hystérique de ceux qui appartiennent à l'état normal. Nous ne pouvions demander meilleure confirmation de nos recherches portant sur l'attaque bornée à la simple période des 24 heures.

Le lendemain du réveil, le taux de l'urine est encore plus élevé, puis survient une chute, et ensuite les oscillations ordinaires autour de la moyenne normale qui dans l'espèce est de 1.300 gr. Mêmes phénomènes en ce qui regarde l'urée, élévation, puis chute et oscillations autour du taux normal. Cette chute de l'urée, le 2e et le 3e jour qui suit le réveil, est intéressante à noter.

Dans tous les cas, dès le premier jour, l'assimilation devient très rapide, les malades mangent avec avidité et augmentent en poids de 500 gr. environ par jour pour rester stationnaires ensuite, lorsqu'il est atteint, autour du poids qu'ils présentaient avant le début de l'état de mal.

Peut-être nous reprochera-t-on de généraliser en nous inspirant uniquement d'une seule variété d'état de mal étudiée jusqu'à présent. Aussi, sans crainte de redites ultérieures, ajouterons-nous que les résultats généraux que nous énonçons sont, ainsi qu'on va pouvoir en juger, le résultat de 245 analyses portant sur 19 périodes d'état de mal de formes variées, et — ce qui augmente encore l'intérêt de notre proposition — comprenant 8 sujets différents.

Dans l'état de mal à forme épileploïde, l'excrétion \irinaire a donc une marche particulière ; elle tombe bas

dès le début de l'accès, reste stationnaire autour d'un taux très inférieur au taux normal, et se relève pour aboutir au réveil que l'on peut prédire à partir de la cessation du plateau ; il va sans dire que ce plateau est plus ou moins long suivant la durée de l'état de mal.

Mais à toute règle -il y a des exceptions qui ne font que confirmer la règle.

Tableau XII.

Hab... Deuxième èlat de mal à forme èpileptoïde.

DATES

Du 23 au 24 mai 1889.

de 10 h. à 10 heures

Du 24 au 23

Du 25 au 26

Du 2i au 27

Du 27 au 28

Du 28 au 29..

Du 29 au 30

Dn 30 au 31

Du 31 au 1er juin

Du 1 au 2

Du 2 au 3

Du 3 au 4

Du 4 au 5

Du 5 au fi

Du 6 au 7

Du 7 au 8

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Il 60

OBSEHYATIO.SS

P. = 53 k le 23 mai.

Total des attaques = 117.572.

8 383 en moyenne par jour.

Dans la nuit du b au 6 juin, cessation des attaques.

Poids au réveil, 49 k. 890.

Etat normal après l'état de mat.

Nous avons eu chez la môme malade, H..., l'occasion d'observer un 2e état de mal, à forme èpileptoïde, qui a duré 14 jours, du 23 mai au 6 juin 1889 (tabl. XII, lig. 2). Dès le premier jour, chute brusque du volume de l'urée, puis plateau et ascension en 2 jours qui nous faisait prévoir le réveil ; l'état de mal devait être , pensions-nous, de courte durée.

Du 27 au 28 mai, le volume monte à 1 .580 ce; l'urée est à 17 grammes. A notre grande surprise — car nos recherches sur les autres états de mal étaient alors terminées et nous pensions pouvoir généraliser les résultats

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