‹ La nutrition dans l'hysterieChapitre 9 sur 24 · HL · texte numérisé non relu

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couverl L'inversion si particulière de la formule. Maïs, en présence de l'abaissement des phosphates et de l'assimilation complète de tous les autres éléments analysés à ceux notés dans l'attaque convulsive proprement dite, il nous est au moins permis de supposer que, là encore, à l'inverse de ce qui existe à l'état normal, les acides phosphoriques terreux et alcalins tendaient à s'équilibrer.

On remarquera encore la faiblesse considérable du taux du résidu fixe, et particulièrement de l'urée, comparé au taux normal; elle tient dans la circonstance, ainsi qu'on pouvait le prévoir, étant donné de ce (fnc nous dit antérieurement, au nombre considérable des attaques dans les 24 heures.

Le nombre des attaques joue donc dans l'hystérie, au point de vue de la nutrition, le même rôle que leur intensité; physiologiquement, dans la période de 24 heures, prise comme base d'analyse, le ralentissement de la nutrition s'accentue parallèlement avec le nombre et l'intensité des attaques.

H. — L'attaque d'hystérie bornée à la seule période épileptoïde, c'est-à-dire, en dehors de tout autre élément d'appréciation, identique objectivement à l'accès d'épilepsie vraie, s.- comporte absolument, au point de vue chimique, comme l'attaque convulsive hystérique propretnenl dite, y compris l'inversion de la formule des phosphates. Le cas sur lequel nous fondons ces conclusions sera rapporté dans le chapitre consacré a l'état de mal hystérique.

111. - A côté de l'attaque classique, ou des formes spéciales de l'attaque que nous avons analysées, nous étudierons maintenant tout un ensemble de phénomènes

convulsifs hystériques du plus haut intérêt que M. Oharcot a eu le premier le mérite de faire entrer dans la formule de t'attaque hystérique.

Nous voulons parler, en nous bornant aux cas que nous avons étudiés, de la chorée rhythmée, de la toux et des bâillements hystériques (1).

En se plaçant uniquement au point de vue clinique, on sait en efïel que M. Gharcot a montré que l'attaque de chorée rhythmée, par exemple, s'accompagne souvent d'un ensemble de prodromes tout à fait semblables à ceux de l'attaque convulsive proprement dite, qu'il s'y mélange parfois des symptômes propres à la grande attaque, qu'on peut l'arrêter ou la provoquer par la pression d'une zone hystérogène. Disons, pour ne plus y revenir, qu'il en est de même pour la toux et les bâillements hystériques, par exemple.

Toutefois, en ce qui regarde ces variétés de l'attaque, il est bon d'établir une distinction qui a une grande importance dans l'espèce, tout au moins au point de vue particulier auquel nous nous sommes placés. Prenant pour exemple la toux hystérique, on observe dans son expression symptomatique deux états distincts qui peuvent coexister chez le même sujet ou se trouver complètement séparés. Dans un premier état, le malade émet dans la journée, à intervalles variables, des sons rauques, sans pour cela cesser de vaquer un seul instant à ses occupations habituelles. Les laits de cet ordre sont fréquents et leur nature n'échappe guère à un observateur attentif, habitué à la recherche des manifestations hystériques.

Mais, sous des influences parfois difficilement appréciables, ces secousses de toux revêtent une allure parti-

(i) Gharcol. — Leçons du Mardi, 1888-1889.. p. I et suiv.

en

30 décembre 1888.

du 31 décembre 1888

au 11 janvier 1889.

30 décemb e 1888.

!du 31 décembre 1888 : au 6 janvier 1889.

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