‹ La nutrition dans ses rapports avec l'immunitéChapitre 18 sur 106 · LA CHIMIE ET LA NUTRITION · texte numérisé non relu

LA CHIMIE ET LA NUTRITION

4® S’ils sont capables de se régénérer, pour compenser les perles réalisées au cours de celle destruction.

La chimie, appliquée à l’élude de la nutrition, ne peut nullement nous renseigner d’une manière suffisante sur ces diverses propriétés des groupes fonctionnels. En effet, délerminer l’état de la matière à l’entrée et à la sortie de l’organisme, calculer la quantité d'’énergie développée par la combustion de celte matière, faire en un mot le bilan de la nutrition, ce n’est pas préciser la nature intime de celte nutrition. Or, c’est à cela que se borne la plupart du temps la chimie physiologiipie. Si celte chimie nous fait connaître, jusqu’à un certain point, la constitution des déchets résultant de l’élaboration des matières assimilables, si elle nous dit quelle est l’évolution de certains composés relativement simples, comme le sucre et la graisse, elle ne nous fournit que des données éparses sur la métamorphose des albumines. Elle est muette, ou presque, au sujet de la synthèse du proloplasma vivant. Mais, si l’instabilité de la matière vive et sa destruction incessante, sont un des caractères de premier ordre de cotte matière, la synthèse, c’est-à-dire la réparation des pertes, est, sans nul doute, la propriété la plus marquante de la substance qui vit. Laisser dans l'ombre le mécanisme de cette

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