RÉCEPTIVITÉ ET FIXATION DES TOXINES
est pourvue de groupements chimiques capaliles de fixer intimement le poison tétanigùne, et d’empêcher ainsi la diiïusion de ce poison dans l’organisme.
Il va sans dire que, seuls, les éléments nerveux des espèces animales sensibles à l’action nocive de la toxine tétanique doivent posséder des groupes fonctionnels capables de (ixer et de neutraliser in vitro, des quantités appréciables de poison tétanigène. Il est à penser, en effet, que l’immunité naturelle de certains organismes vis-à-vis de l’empoisonnement par la tétanospasmine, est due en grande partie à la pauvreté de leurs centres nerveux en ces groupes fonctionnels (Ebrlicb, Wassermann, Weigert). Or, l’expérience ne fait que confirmer celte manière de voir. Ainsi, Metchnikoff(‘)a constaté que la moelle épinière de la Cesliido lutariaeX de la TeHudo pussULa, animaux réfractaires, ne préserve pas la souris de l’intoxication par la toxine tétanique. D’autre part, suivant le même auteur, Dlumenthal (■) et Assakawa, le tissu cérébral de la poule, animal qui ne devient tétanique
(1) Metchnikoff. — Recherches sur Vin fluence de Voryanisme sur tes toxines. mémoire. Ann. Inst. Pasteur, 1898, p. 82.
(2) Blumenthai.. — Ueber die Vernnderunyen des Tetanusyiftes in l'ierhorper, und seine Beziehuny zum Antitoxin. Deutsch. med. Wocli., 1898. n° 12, p. i85 ; Blumentiial et Leyden. — JDer Tetanus. Traité de Nothnagel.