‹ La pacification de MadagascarChapitre 28 sur 92 · ATTAQUE DES CAMPS RAINIBETSIMISARAKA · texte numérisé non relu

ATTAQUE DES CAMPS RAINIBETSIMISARAKA

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Les forts n''* 2 et 3 sont occupés peu après sans coup férir : les rebelles, démoralisés par la prise du grand camp, les avaient évacués.

Le fort n° 4 qui abritait Rainibetsimisaraka, et contenait en outre 94 cases pouvant loger de 5 à 600 personnes, était défendu vers l'ouest seulement par 3 étages de parapets.

Le lendemain, la colonne se dirige vers le fort n° 1 , situé plus au nord, et le trouve évacué. La poursuite, organisée

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aussitôt, fait tomber entre nos mains un troupeau d'une centaine de têtes.

La colonne rentre à Belanitra ce jour-là et est disloquée.

Le général commandant le corps d'occupation lit observer au capitaine Deleuze que cette opération, parfaitement menée d'ailleurs, aurait dû être consacrée par l'établissement d'un poste destiné à surveiller la lisière ; faute de ce poste, Rainibetsimisaraka revint peu de temps après la réoccuper.

A la fin de janvier et en février, des reconnaissances et des petites opérations furent entreprises dans le nord du secteur en vue de la liaison avec le reste du cercle d'Ambatomanga.

Rentré à Tsinjoarivo le 18 février, le commandant du secteur apprend que le chef Ramampanjaka, qui opérait jusque-là au nord, est allé rejoindre Rainibetsimisaraka dans la forêt, au sud-est de Belanitra.

Malgré les fatigues imposées aux troupes par les dernières opérations, il n'hésite pas à leur demander un nouvel effort pour marcher contre les deux chefs rebelles dont la réunion constitue un danger pour la sécurité du secteur.

Le 20 février, il réunit à Morarano une petite colonne ainsi composée :

45 légionnaires ; 100 tirailleurs malgaches ;

60 miliciens d'Antsirabé (darde IIourcadf:). Partisans.

Des renseignements faisaient connaître que les rebelles occupaient la lisière de la forêt à 10 kilomètres au sud du Vohitrompiana.

Le 21, on arriva au contact i\c llainibetsiniisaraka. ([ui s'enfuit en laissant entre les mains des « pai'tisans » une partie de ses bagages. Les espions racontèrent qu'il avait battu on retraite dans la direction du sud, pendant ([ue Ramampanjaka prenait la direction (»p[)osée. Le c-a[>itain(> Dehnize pour-

suivit le premier des deux chefs, et le capitaine Piclion, Fautre. Comme, avant de quitter Morarano, le commandant du secteur avait pris la précaution de faire rassembler toutes les pirogues près des postes, afin d'enlever aux rebelles le moyen de franchir les rivières, et qu'une ligne de postes volants avait été tendue entre Belanitra et Anjamanga, un certain nombre de rebelles furent faits prisonniers.

Ces résultats auraient été certainement plus considérables encore, si le commandant du secteur avait sanctionné l'opération par l'occupation effective du pays au moyen d'un ou deux postes ou blockhaus.

L'observation lui en fut faite par la lettre ci-après :

É T A T - M A J 0 R . Tanaiiarive, le 3 1 mars 1897.

A Monsieur le Colonel commandant le 2" territoire

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