OPERATIONS
EcTielle au i.ooo.oooT
PACIFICATION DU CERCLE D'aMBATOMANGA. 199
route avec 50 hommes. M. Besson part avec 34 miliciens.
Le capitaine Compérat, résident à Mananjary, pousse sur la route (rAmbohinianga un garde et 25 miliciens; M. Louëdin, chancelier à And^ositra, détache vers Ambohimanga M. Huguenin avec 14 miliciens et 10 partisans. Mais, six jours après, M. liuguenin revenait à Ambositra avec 6 miliciens seulement, ayant été atta([ué en route, puis abandonné par ses hommes, qui prirent peur en voyant deux des leurs tués par les rebelles.
Le capitaine Deleuze, parti le 17 au matin de Masindrary avec 10 légionnaires, 20 tirailleurs malgaches et 50 miliciens, arrivait à Andjohimanga le 19, dans l'après-midi. Le seidier était obstrué par des abatis sur plusieurs kilomètres de longueur.
Le 20, M. Besson arrivait avec ses miliciens, suivi, le lendemain, par le capitaine Lefort et 50 hommes d'infanterie de marine.
Le capitaine Pichoii était en route d'Ambohimilanja sur Ambohimanga avec 10 légionnaires, 50 tirailleurs et 15 partisans.
Le capitaine Deleuze, se trouvant le plus ancien des ofliciers présents, prit le commandement des troupes et des milices. Après avoir barré la lisière occidentale de la forêt, au sud d'Andiodiliakarana, par quel([ues postes volants, il donna activement la chasse aux rebelles.
Le 24, les bagages de Hevanarivo étaient (Mdevés ; lui-même put s'échapper.
Dès ce moment, d'ailleurs, il était ^isiI>le ((uc b's [)o[)nlations tanalas commen(;aieid à se rendre compte ([ue le mouvement de révolte ne pouvait les mener à rien de bon : l'arrivée rapide des troupes venues du iioi-d et de l'ouest les avait fait réfléchir, et les soumissions commen(;aient A affluer.
Le 1''" juin, Hamaiija, tracpié par des patrouilles faites incessamment dans la forêt, se souniit sans conditions.
Enfin, le 10. llevanarivo se rendait à son tour. Quelques jours après j le district d'Ambohimanga rentrait sous son régime administratif normal.
Soumission de Rainibetsimisaraka.
Les opérations dans la région d'Aml)obimanga avaient eu pour résultat non seulement de réprimer le commencement d'insurrection tanala , mais aussi de rendre la forêt, à l'est du Fisakana, intenable aux derniers rebelles qui s'y trouvaient encore.
Rainibetsimisaraka se réfugia alors dans la région orientale du cercle de Betafo, où il erra pendant quelque temps, ne trouvant nulle part d'abri sûr, traqué par les patrouilles mises en mouvement par le capitaine Durand, commandant du cercle, et craignant d'être livré par les habitants. Enfin, abandonné de tous ses partisans, il comprit qu'il ne lui restait plus qu'une ressource : c'était d'implorer la pitié du gouvernement français. Le 8 juin, il se rendit au sergent Molinié, chef du poste d'Ambohimirary (cercle de Betafo). Ce sousofficier était au courant des allées et venues du chef rebelle et négociait sa soumission depuis quelque temps avec beaucoup d'intelligence et d'activité, par le moyen d'émissaires.
La soumission de Rainibetsimisaraka marque la fin de la rébellion dans le cercle de Tsiafahy ; sans doute, il y avait bien encore quelques irréductibles errant dans la forêt, entre rimerina et le Mangoro. Au nord d'Ankeramadinika, Rabozaka; au sud, d'autres chefs de notoriété moindre, menaient une existence misérable, pourchassés par les reconnaissances des blockhaus. Mais leur présence n'avait plus aucune action sur la tranquillité du pays.
Avec le temps, d'ailleurs, ils disparaîtront les uns après les autres.
PACIFICATION ])U CERCLE d'aMBATOMANGA. ^01
Voici, pour les mois de mai et juin, le relevé des soumissionnaires dans le cercle de Tsiafahy :
Mni. Juin.
Secteur nord de lii Vaniliiiui 86 49
— sud — 759 151
— d'Aiidi-iunasinii » 193
— du Voromalii'ry 635 1 15