SITUATION A LA FIN DE
le quadrilatère Tsaralahy — Yodivato — Mérimitatra — Mandialaza.
Au mois de juin, Rabozaka, ne se sentant plus en sûreté dans le nord de la forêt, redescendit vers le sud. Il fut signalé aux environs d'Ankeraniadinika.
Il importait de ne pas le laisser s'approcher de la ligne d'étapes; et, pour essayer d'en finir avec lui, le capitaine Staup, chef du service des renseignements de FEtat-Major, fut mis, avec 200 partisans, à la disposition du commandant Pourrat.
A la fin de juin et au mois de juillet, le capitaine Staup, opérant de concert avec le capitaine Ruellan, commandant le secteur nord de la Yarahina (cercle de Tsiafahy), et avec les commandants des secteurs voisins de la forêt, fouilla la forêt en tous sens, et força Rabozaka à remonter vers le nord.
A partir de ce moment, celui-ci erra dans les environs de Yohidrazana, son village natal, vivant misérablement, ne cherchant même plus à faire attaquer nos reconnaissances.
Il ne fit pourtant sa soumission que le 20 février 1898 : il vint se rendre ce jour-là au commandant Pourrat à Anjozorobé.
Création du 1'"' tcrrlloire miiUairr. — Le 19 décembre, le général avait créé un nouveau 1''' territoire militaire en réunissant sous le commandement du lieutenant-colonel Gouttenègre, résidant à Manjakandriana, les cercles d'Anjozorobé, de Moramanga et de Tsiafahy. Ce groupement avait l'avantage de coordonner les efforts des commandants de cercle pour empêcher désormais les pillards et les mécontents de chercher un refuge dans la forêt d'Emyrnc ; il plaçait en outre sous un commandement unicjue la surveillance de la ligne d'étapes entre Tananarivc et le col d'Andjoasary.
Dans les cercles de Tsiafahy (commandant Lavoisot) et de Moramanga (commandant Noël), il n'y eut, pendant le
2*^ semestre 1897, au point de vue militaire, aucun incident méritant d'être signalé.
Crrc/rs (F AnlMzobé et de Mcvatanana. — Après la soumission de Rabezavana et des autres chefs rebelles, le commandant Lyautey avait encore un rôle important à remplir : il devait se relier au nord avec les postes du Bouéni, et préparer la pénétration des pays sakalaves à l'ouest de Flkopa.
Afin d'assurer l'unité d'action dans les vastes régions arrosées par Flkopa, la Betsiboka et leurs tributaires, le cercle annexe de Mevatanana fut créé au mois d'octobre 1897 et rattaché au cercle d'Ankazobé ; ce cercle annexe comprit les secteurs d'Andriba, de Mevatanana, d'Ambato et de la Menanava.
Sa limite nord, arrêtée de concert avec l'administrateur en chef de Majunga, englobait Befotaka au nord d'Ambato, longeait la rive gauche de la Betsiboka, puis se retournait à peu près perpendiculairement à ce fleuve, en laissant Ankiriliitra au cercle de Mevatanana, et passant par le pic de Tsitondraina.
Profjresùon sur la Menanava. — La soumission des villages de la basse vallée de la Menanava avait été obtenue au commencement de juillet à la suite d'une reconnaissance conduite par le capitaine Mauriès.
Dès que cette région fut placée sous l'administration du commandant Lyautey, cet officier supérieur entreprit la progression méthodique dans cette vallée. Le chef-lieu du secteur fut placé à Ankadibé, un autre poste installé à Ankirihitra.
Le poste d'Ankirihitra situé sur une petite rivière au nord de la Menanava, était en relations avec les postes de milice de Stampitsy sur la Mahavavy et Madirovalo sur la Betsiboka, postes dépendant de la province de Majunga. La liaison avec cette province était donc assurée.
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