I.'aDJIIMSI RATION JIlt.lTAinE
pour assurer l'envoi
et la délivrance directe des vivres
aux r^itionnaires du cercle de Tsiafoliv
pendant le in.-ine liiin«-lr.'.
Indemnité de vivres
Indemnité de transport
Indemnité pour frais généraux . .
Total
fr.
Vivres en nature 02,359
Indemnité de transit ... 1 ,i:M
Frais de transport 2,98û . . ,
Entretien de mulets et '' de muletiers 1 , 350
Total 59,752
Ancien système ."i9, 752
DiKKÉRENCE. ... ivr,
Si l(îs opérations se bornaient à cela, ce rapproclicmcnt ferait ressortir en faveiu- de l'ancien régime une différence insigniflante de 19t) fraïu's, mais si l'on considère que le boni réalisé pendant ce trimestre a permis de reverser au Trésor, sur les allocations prévues par la masse, une somme de 8,GI1 francs, et si de cette somme on retranche celle de 196 francs ci-dessus, on constate que la différence : H, 413 francs, représente exactement l'économie nette procurée à l'État par la masse de ravitaillement pendant un trimestre, poiu- un effectif de 185 Eiu'opéens et 40 indigènes.
U.omme ces opérations se sont reproduites pendant le 4" trimestre (avec un effectif mi peu moindre encore) et comme le boni du fonds connniin s'est élevé de nouveau pendant celte dernière période à Ij,1!)0, tbuit la niuilié, 7, 395 francs, revient h l'Ktat, il s'ensuit que poiu* le seul cercle de Tsiafahv, pendant le 2" semestre I8't8, les dépenses de vivres qui ont A peine dépassé 100,000 francs ont été afténiu'es pour luie sonune de 115, (iOO francs, c'est-hdire dans la proportion consitlérable de 10 p. 100, sans compter la supprcssùm des pertes par cas de force majeure.
('e n'est là qu'ime faible part dtvs avanlap-s que présente le nnuveau système de la masse tic ravilaillcnient des lroM|ies, car en nuire de récunnmie l'aile par
le biuliret, il existe encore dans la caisse du cercle une réserve d'égale valeur qui permettra, le cas échéant, d'apporter tous les perfectionnements et toutes les améliorations que comporteront les circonstances ; et enfin, il est avéré que l'alimentation des troupes du cercle de Tsiafahy est aujourd'hui, grâce à ronrichissement des ordinaires, celle qui répond le mieux et le plus complètement aux exigences de la vie coloniale.
Que ceux qui pensent que le bon fonctionnement d'une masse de ravitaillement ne peut être profitable à l'Etat sans nuire aux troupiers, observent ce qui se passe en ce moment dans le cercle de Tsiafahy. Ils y puiseront d'utiles renseignements et un bon exemple à imiter.
Je ne saurais terminer ce rapport sans déclarer que les allocations payées à la masse de ravitaillement dans tous les cercles à titre d'indemnités de transport et de frais généraux, ont été à dessein calculées ti'ès largement, de façon à éviter, pendant la période d'essai, des difficultés d'exécution ou des causes de découragement ; mais il conviendra de les réduire progressivement en tenant compte des progrès accomplis dans chaque région sous le rapport des moyens de transports et de la production locale. Déjà, en plusieurs endroits, il est constaté que les prix de main-d'œuvre de bourjanes sont de moitié moins élevés que les tarifs accordés, et que l'emploi d'animaux de bât ou de trait, entretenus directement par les cercles coûte bien moins cher que l'emploi de porteurs ; il est également reconnu que les indemnités pour frais généraux dépassent de beaucoup les besoins normaux. Sans demander l'abaissement immédiat de ces tarifs, je propose que l'on mette à la charge de la masse de ravitaillement certaines dépenses accessoires, relativement peu élevées, qui se rattachent aux soins de propreté, d'hygiène et de bien-être à donner aux troupes, telles par exemple que les indemnités payées trimestriellement pai' l'administration à chaque corps pour renouvellement de la paille de couchage, et pour le blanchissage des draps de lit. Cette mesure serait un acheminement vers la suppression des multiples indemnités dont le payement et l'emploi compliquent considérablement les comptabilités. Elle contribuerait par cela même à rendre plus efficaces encore et plus évidents les services que l'on se propose d'obtenir par l'institution d'une masse de ravitaillement.
Tanananve, le 25 février 1899.
Le Commissaire adjoint, Chef des Services administratifs,