‹ La pacification de MadagascarChapitre 90 sur 92 · PERTES DU CORPS D'OCCLTATIO.N · texte numérisé non relu

PERTES DU CORPS D'OCCLTATIO.N

En ce qui concerne les pertes par le feu, on peut tlistinguer deux périodes :

1" PÉRIODE : Pacification de l'Emyrne, du mois d'août 1896 au mois de juin 1897 inclus.

2*= PÉRIODE : Pacification des régions de l'ouest et du sud, du l^"" juillet 1897 au mois de mars 1899.

Pendant la 1"= période, les pertes ont été les suivantes (1) :

a) Tués, blessés mortellement, noyés : officiers, 2; hommes de troupe, 60.

b) Blessés : officiers, S; hommes, 191.

Soit un total de 258 hors de combat.

Pendant la 2" période, les pertes ont été de :

a) Tués, blessés mortellement, noyés : officiers, 10; hommes de troupes, 141.

b) Blessés : officiers, 8; hommes de troupe, 231.

Soit un total de 390, et, pour les deux périodes, de 648.

Les décès par maladie ont, comme toujours, été beaucoup plus élevés que les pertes par le feu.

Pour l'ensemble des deux périodes envisagées, ils se sont élevés à :

Officiers 21

Hommes de troupe européens 380

— indigènes 478

Total 879

Soit 28 p. 1000 par an (2).

.Mais le nombre des décès des seuls Européens dépasse tie beaucoup 28 p. 1000.

D'après le rapport du D"" Lidin, médecin en chef des colonies, directeur du service de santé du corps d'occupation, la mortalité co«/i»e a été pour 1S!t7

(1) Ces diilTros et les suivants iic louipreiuiciil pas les iktIcs di' la niili«'

(2) Pour nn elToctif moyen total df 11,400 lioinnics.

dans les troupes blanches (la mortalité réelle est plus élevée, à cause des décès qui se produisent lors des rapatriements et peu de temps après la rentrée en France) (1) :

Infanterie de marine.

Artillerie de marine.

Génie

Légion

Effectif moyeu.

Mortalit

Soit une proportion de 59 p. 1000 (2).

C'est ce chiffre qu'il convient d'adopter pour la mortalité des Européens au début de notre occupation ; il ira en diminuant au fur et à mesure des progrès de la pacification, des améliorations dans l'installation, etc.

11 faut remarquer, en effet, que l'année 1897 a été extrêmement dure pour les troupes, sans cesse en mouvement dans des régions malsaines. L'état sanitaire s'est déjà amélioré les années suivantes.

(1) Voir les Annales d'hygiène et de médecine coloniales (Année 1898, u° 4). — Doin, éditeur.

(2) En France, la mortalité du temps de paix dans l'armée est de 9,5 p. 1000; en Algérie, de 14,5.

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