‹ La pacte de famine [microforme]Chapitre 32 sur 38 · PE NO · texte numérisé non relu

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Quand le héraut fut parti, Otto et Judith s’écrièrent ensemble :

—Mon père, mon père, qu’y a-t-il dans cette lettre insultante ?

—Ecoutez, mes enfants, et contenez votre indignation. C’est inouï, une ruse aussi enfantine. Et il croit nous effrayer avec cela!

I] lut lentement, et avec une accent de sarcasme:

“Walter Van Staden à sir Guillaume, seigneur de Laugemarck. Vous détenez, contre tout droit, dans votre château, une noble demoiselle du nom de Bertine Jacobszone de Ter Heyden...”

—Que nous chante-t-il là d’une noble demoiselle ? interrompit Otto.

—I] est fou, où il nous croit stupides, dit Judith.

—Pas encore, écoutez, reprit le vieux seigneur.

“La demoiselle Bertine, dont le père vient d’être anobli par notre gracieux souverain, est ma fiancée par la volonté du duc Charles lui-même. ”

—Sa fiancée? Ah! ah! quel ridicule mensonge! sécria Judith avec un rire forcé, tandis que la pâleur de ses joues et le frémissement de ses lèvres trahissaient l'angoisse et la jalousie qui la dévoræient.

—Et que dit encore cette misérable lettre? demanda Otto.

—Inutile de vous la lire tout entière, messire Wal: ter, qui devait être votre époux, Judith, messire Walter nous donne un quart d’heure pour lui livrer la vile créature qui est la cause de notre honte, sinon, il assiégera notre château fort, et il affirme qu’il arrachera la prisonnière de son cachot, dût-il pour cela massacrer tout ce qui se trouve dans cette enceinte.

—Qu'il vienne! cria Otto. Il mourra de ma main. Je laverai dans son sang l’injure qu’il fait à ma soeur ct à nous-mêmes.

—Mais, mon frère, dit Judith les larmes aux yeux,

si nous étions impuissants à lui résister? La méprisable charmeresse triompherait-elle vraiment, et usurperait-elle ma place auprès de lui? Serai-je condamnée à le voir,.et à mourir de douleur et de honte ?

—Pourquoi craindre, ma fille ?dit le vieux chevalier. Que peut sir Walter contre notre château

—Ma soeur a raison, répliqua Otto: nous devon: tout prévoir. Si nous suecombons, il'ne faut pas que la prisonnière vive.

—Voudriez-vous la faire périr tout de suite, mon fils.

—Non, mais que le bourreau se tienne prêt dans son cachot, la hache à la main. S'il agrivait que nous eussions à redouter une défaite, un seui signe suffira pour faire manquer à messire Walter le but de son agression.

—C'est bien, donnez au bourreau tes ordres nécessaires, dit le vieux seigneur. Maintenant, montons aux remparts, Otto, car le quart d’heure sera bientôt passé. Peut-être messire Walter a-t-il espéré nous intimider par de vaines menaces. Qui sait s’il osera risquer l’attaque?... Vous, Judith, retirezvous.

—Laissez-moi vous suivre, mon père, Dès il y aura apparence de danger, je me mettrai à l'abri.

En arrivant sur les remparts, Otto fit signe à un homme de grande taille de s’approcher et lui dit à l'creille :

—Dan cachot, sous la tour Orientale, une femme est pr. «nière. (C‘est pour la délivrer qu’on tente ce fol assaut. Vous descendrez dans sa prison et vous vous tiendrez prêt à lui trancher la tête. Fermez la porte en dedans, si l’on fait le moindre effort pour Pouvrir violemment. Puis-je me fier à vous?

—Vous le savez bien, messire répondit le prévôt. Vos ordres seront exécutés.

—Je vous accompagnerai, dit Judith, car sans cela on refuserait peut-être de vous ouvrir le cachot.

Elle se disposait à descendre avec le bourreau. Otto la retint.

—Attendez encore un peu, dit-il. Si l'ennemi renonce à son attaque, il devient inutile de descendre dans le souterrain.

Les hommes qui composaient la garnison du château, sans cesser de se préparer à la défense, ne quittaient pas la forêt des yeux. Il faisait maintenant grand jour, et l’on distinguait nettement les mouvements de l'ennemi, lorsqu'il n’était pas abrité par le feuillage. On pouvait voir les hommes se rassembler et se masser ‘ en lignes régulières.

En effet ils sortirent de dessous les arbres, s’avancèrent en rase campagne et déployèrent bientôt leur ordre de bataille. !

D'abord une centaine d'hommes armés d’arbalètes avaient pour mission de chasser la garnson des remparts à coups de flèches.

Une autre centaine d'hommes chargés de bottes de branchages, étaient chargés de combler le fossé.

Enfin une troupe considérable portait de longues échelles pour escalader le mur d’enceinte et ER saut à la forteresse.

—Messire Walter a rassemblé tous les hommes de son fief, dit le vieux baron de Laugemarck ; à part quelques archers, je ne vois là que des paysans et des vilaine, que peuvent faire contre nous ces hordes-là ?

Otto se tourna vers le prévôt et cria:

—Maintenant, plus de doute possible. L'attaque va commencer. Descendez dans le cachot et faites ce que je vous ai dit.

—I1 sera fait selon votre vo:onté, messire, répondit le bourreau.

—Suivez-moi, je vous guiderai, dit Judith en descendant des remparts, et se dirigeant vers un des angles de la cour. Si vous remplissez fidèlement et im-

pitoyablement votre devoir, vous recevrez une riche r'compense.

—Commandez, mademoiselle, j'obéis.

Lorsqu'ils entrèrent dans le couloir souterrain « aboutissait au cachot, Judith se fit reconnaître de | geôlière, et la porte s’ouvrit.

À la vue du bourreau, la vieille femme poussa un cri d'angoisse et Bertine recula en frisonnant jusqu’à là muraille.

—Donnez-moi la clef, dit Judith à la geôlière.

Celle-ci obéit. *

—Maintenant, sortez d'ici, et remontez. N‘entendezvous pas ?

—À! ! mademoiselle Judith! s’écria la vieille femme en joignant les mains. Le bourreau ? le bourreau ? Doit-elle mourir, ô Dieu ?

—Que vous importe? sortez!

—Elle est: innocente, mademoiselle. Ayez pitié de la pauvre enfant.

—Pitié! ricana Judith! pitié de la miséable créature Qui est la cause de mon désespoir et de ma honte! sortirez-vous, à la fin, ou fäut-il que je vous fasse enchaîner ?

La vieille femme sortit en jetant un cri d’épouvañte. Judith ferma la porte à l'intérieur et mit la clef dans sa poche.

Bertine se traînant à genoux lui demanda grâce.

—Ayez pitié de mon sort, ma bonne demoiselle, 5’6cria-t-elle. Dieu vous récompensera. Je suis encore si jeune, et j'ai un père qui en mourra. Oh! ne me tuez pas, ne me tuez pas.

Mais les regards triomphants de Judith, qui lui glaçaient le sang dens les veines, et l’effrayante impassobilité du prévôt qui la regardait, appuyé sur sa hache, firent expirer les paroles sur ses lèvres, et toute espérance s’évanouit dans son coeur. Elle mit ses mains

ses yeux en poussant un cri de détresse, laissa retomber ga tête sur sa poitrine, et resta ainsi immobile sur ses deux genoux, se repliant sur elle-même, comme si elle attendait à chaque instant le cu de hache qui devait lui ôter la vie.

Après avoir considéré un moment Bertine tremblante et anéantie, Judith de Laugemarck lui dit:

—Vous croyez que nous venons pour vous tuer ? Cela dépend de certaine circonstance...

—Oh! merci, merci! gémit Bertine en levant les mains. Soyez bénie pour cet espoir, mademoiselle !

—Tenez-vous tranquille et écoutez! reprit Judith d’un ton tranchant et impérieux. Je veux vous expiiquer à quel fil ténu votre vie est attachée... Entendez-vous au dehors ces sons du cor, ces commandements, ces cris confus et ces hurlements ? C’est un combat sanglant, messire Walter est venu pour vous délivrer...

—Pour me délivrer? lui! Oh! que le bon Dieu, dans | sa miséricorde, lui donne la victoire!

—Cette nouvelle vous réjouit, insensées Vous souhaitez donc la mort? si messire Walter pénétrait dans le château, sa victoire serait scellée par un coup de cette hache, et votre tête roulerait à mes pieds. Oui, oui, tremblez, frémissez d’épouvante; car vous ne sortirez pas vivante de ce cachot... Et il faut que vous sachiez tout, pour que cette idée vous ronge le coeur comme la morsure d’un serpent, messire Walter nous a écrit une lettre où il prétend que le duc a élevé votre père à la chevalerie. Il n’y aurait donc plus d’obstacle à votre amour. . Vous seriez devenue une noble dame, et l’heureuse épouse de messire ‘Waltr. Il dit même dans sa lettre que le duc veut ce mariage...

Une étincelle, un éclair de joie irréfléchie brilla dans les yeux de Bertine.

—Oui, oui, réjouissez-vous, impudente, reprit Ju-

dith en continuant ses amers sarcasmes, Vous seriez lu fiancée, et moi, la dédaignée, l’outragée, je deviendrai: la risée de tous ceux qui nous connaissent, et je passerais mes tristes jours dans la honte et le chagrin? oh non! si je ne puis plus être heureuse sur terre, du moins vous ne bâtirez pas l’édifice de votre orgueil sur les raines du mien.

En entendant ces cruelles paroles, Bertine reprit son attitude désespérée.

—Après avoir écouté un moment, Judith dit au bourreau :

—Le bruit diminue au dehors. Nos ennemis seront sans doute repoussés.

Elle n’avait pas encore fini de parler que le cor retentit avec une force nouvelle, et qu’on entendit des cris de combat se croiser dans les airs.

—Ils tentent une nouvelle attaque. mademoiselle, dit le bourreau. ‘ A

—En tous cas, une mort immédiate pour vous, indigne créature, ou une prison perpétuelle dit Judith à la jeune fille qui venait de faire encore un mouvement.

—Le combat est acharné, murmura le bo rreau. Ils doivent être forts.

—Mais, Dieu me pardonne, dit Judith, je crois qu’on se bat au-dessus de nos tête. Qu'est-ce que cela signifie ?

—Je ne sais, mademoiselle ; peut-être l'ennemi est-il parvenu à escalader les murailles.

—Walter pourrait l'emporter, 6 ciel! Alors il descendrait avec ses hommes dans le cachot, et voudrait ouvrir la porte par force?... TLevez votre hache... comme cela. A mon premier signe, tranchez Jui la tête!

—Je suis prêt, mademoiselle... Voilà que le bruit diminue de nouveau. Ils sont peut-être repoussés unc seconde fois.

—C'est égal, tenez toujours votre hache levée.

Le bourreau se trompait complètement sur ce qui se passait au-dessus de sa tête.

Après deux furieux assauts Walter Van Staden et ses hommes avaient réussi à escalader les remparts et à s’y maintenir. Assisté de son ami Daniel et du vieux Jacobszone, il avait attaqué la garnison avec un si irrésistible élan qu’en peu d'instants il l'avait culbutée et faite prisonnière.

On voyait maintenant la plupart des hommes d’armes de Laugemarck désarmés au milieu de la cour intérieure. :

A peine quelques-uns s’étaient-ils réfugiés avec leurs maîtres dans une pièce du rez-de-chaussée, où ils se défendaient encore avec l'énergie du désespoir.

Mais bientôt ils furent défaits comme les autres, et mis hors d’état de continuer la lutte.

Daniel avait renversé Otto. Jacobszone avait ,arrachée l’épée des mains du vieux seigneur de Laugearck.

Walter s’élança en avant en s’écriant:

—Vous êtes mes prisonniers. Je puis faire de vous ce que bun me semble; mais je ne commettrai pas de cruautés inutiles. Subissez votre défaite avec résignation, messire Van Laugemarck. Dites-moi où est Bertine. Conduisez-moi à son cachot, et s’il ne lui est pas arrivé de mal, je me montrerai magnanime.

—Bertine est morte! s’écria Otto en ricanant.

—Morte! mon enfaut morte? gémit Jacobszone,

—Ie prévôt vient de lui trancher la tête... Ah! ah! elle ne deviendra pas votre femme, messire Walter Van Staden! reprit Otto qui s’était relevé, et bravait les menaces de ses vainqueurs.

—Alors préparez-vous à mourir dans d’affreuses tortures, répondit Waiter. Je trouverai parmi mes hommes assez de bourreaux pour vous torturer, monstre que vous êtes!

Ni

—Mon fils vous trompe, dit le vieux châtelain de Laugemarck. Bertine vit protablement encore. Voulez-vous me promettre que vous ne ferez de mal ni à mon fils, ni à ma fille, ni à moi-même!

—Tout, je vous accorde tout, s vus nous rend: Bertine saine et sauve, affirma Walter.

—Et quitterez-vous notre château aujourd’hu même ?

—Avec Bertine? sur le champ, sens butin et san vengeance. .

—Et bien, écoutez, et feites bien attention à me. paroles. Si l’on vous entend approcher du cachot où Bertine est prisonnière, le bourreau lui tranchera la tête... à moins que ce ne soit déjà fait! Donnez-moi donc la liberté pour quelques instant. Laissez-moi descendre seul dans sa prison; et, si elle vit encore, je la ramène dans les bras de son père.

—Mon père, mon père, que voulez-vous faire ? s’écria Otto. Ayez pitié de ma soeur, Vous allez 1re heureuse et fière cette indigne et artificieuse créature! Une si sanglante injure?... Plutôt cent fois mourir!

—Laissez aller en liberté le seigneur de Laugemarck, commanda Walter. S’il nous trompait, ni lui ni aucun des siens n’échapperaient au plus rruel supplice.

Le vieux châtelain, que tout le mont. suivait d’un regard anxieux, se dirigea vers l’un des angles de la grande cour, et disparut dans une allée obscure.

Lorsqu'il commença à descendre les degrés, il s’efforça de marcher aussi légèrement que possible, et il s’avança enfin, assourdissant le bruit de ses pas comme un vo*eur, vers la porte du <: chot souterrain.

Ta, il dit sans élever la voix:

—Judith, Judith, laissez-moi entrer.

—Sommes-nous vainqueurs, mon père? demanda ja jeune fille.

—Qui, répondit-il, tout est fini.

Le porte s’ouvrit, et le seigneur de Laugemarck entra.

Vous, Zit-il au prévôt, remontez vite. On a besoin de vous là-haut.

—Ainsi, mon père, nous avons repoussé victorieusement l'assaut? demanda Judith triomphante.

—Donnez-moi la clef.

—Pourquoi ?

__Donnez-la moi, vous dis-je.

Le vieux chevalier la lui prit, puis s’approchant de Bertine agenouillée, il la saisit par la main et lui dit:

Levez-vous, ma fille; vous êtes libre. Votre père vous attend. Je vais vous conduire auprès de lui.

__O mon Dieu, soyez béni, s’écria Bertine en se levant toute joyeuse. Mon père, mon bon père, où êtesvous ?

Qu'est-ce que cela signifie? murmura Judith en grinçant des dents. Et nous sommes vainqueurs? Hélas! mon père, perdez-vous la raison ?

__Maisez-vous Judith, et écoutez-moi. Je n'ai pas leaucoup de temps pour m'expliquer. Notre château est pris Tous nos hommes sont blessés ou prisonniers. Si l’on ne rend pas Bertine saine et sauve à ‘ son père, nous devons tous mouri: aujou d’hui: vous, votre frère et moi, et notre race finira # © nous!

__Et vous allez laisser triompher les perfides ennemis de mon honneur et de mon bonheur urla Judith tremblante de rage. Vous allez la co w dans ses bras à lui, à ce Walter qui me condam e honte éternelle? Oh! non, non, elle inourra, je la déchirer en pièces avec mes ongles.

Et elle se débattit violemment contre = père qui s'était placé entre elle et Bertine épouvami + méis il Ctait fort et la retint si solidement par la tai - quelle ne put faire un mouvement.

Alors, de la poitrine oppressée de Judith sot n

cri furieux, une malédiction inarticulée; ses muscles se détendirent, et le vieux chevalier la sentit peser plus lourdement sur ses bras.

Elle était évanouie.

Son père la posa doucement sur la paille, et &, à Bertine:

—Maintenant suivez-moi,

Dans la pensée que Judith reviendrait à elle a bout de quelques instants, et qu’elle donnerait un libri cours à sa soif de vengeance, il ferma en dehors la por. te du cachot, avec l'intention de revenir la chercher le plus tôt possible, et de lui porte: des secours si elle en avait besoin.

Il monta l'escalier le premier, regardant de temps en temps derrière lui, pour être certain que la jeune fille le suivait.

Bertine avait à peine la force de gravir les * .irches. La joie la faisait chanceler; son coeur bat! | avec violence. Elle avait été condamnée À mort. Le bourreau avait tenu la hache levée au-dessus de sa tête; toute espérance d’ici-bas l’uvait abandonnée; elle avait dit un dernier adieu à tous ceux qu’elle aimait... et maintenant, maintenant elle allait embrasser son père! Walter avait peut-être versé son sang pour elle, Il était son sauveur ; elle allait le voir!

Une fois entrée dans le long corridor voûté, il lui fut impossible de contenir plus longtemps son impatience. Elle dépassa le vieux châtelain et courut, légè- Te comme une biche jusqu’à l'extrémité où elle apercevait la lumière du jour.

Lorsqu'elle arriva au grand air, elle fut saluée par une longue acclamation, et vit accourir vers elle son père, Walter et Daniel, qui lui tendaient les bras.

Des larmes de joie ruisselaient sur le visage vénérable du vieux Jacobszone lorsqu'il pressa sa fille sur son coeur palpitant, mais elle, après l'avoir embrassé cent

fois en poussant mille joyeuses exclamations, se déroba à son étreinte et se jet nu cou de Walter, en s’écriant.

__O mon noble libérateur, que Dieu, dans sa haute justice, vous comble de bonheur... Et vous auusi Daniel, son bon, son fidèle ami!

Et elle embrassa également Daniel qui pleurait da’ttendrissement.

Walter la prit par la main, fit quelqus pas avec elle pour la présenter à ses hommes d’arries et à ses autres compagnons, et s’écria en leur jetant un regard où brillaient la joie et la fierté:

—Soldats, vaillants habitants de Studen, saluez votre maîtresse, la noble demoiselle Bertine Jacobszone de Ter Heyden. Par la volonté de notre gracieux duc Charles, elle devient mon épouse bien-aimée.

Et il la prit dans ses bras, et la pressa tendrement sur son Coeur.

L'air retentit de nouveau d’acclamations joyeuses.

—Vive, vive la noble dame de Staden! Honneur, honneur ! s’écrièrent tous les assistants en agitant leurs mains au-dessus de leurs têtes.

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