EcsF.B. V. C. Il, 2 et
266 LA PAIX COMSTANTINIENNE.
laharum que Constantin paraît avoir adopté en 317, quand (1" mars 317) il fit Césars ses deux fils aînés Crispus et Constantin II, entre pour la première fois en scène dans la campagne de 324 contre Licinius ' . Il est ratlirmation solennelle de la confiance de Constantin dans le Dieu des chrétiens, dans la protection qu'il attend du Dieu Sauveur. A la foi chrétienne de plus en plus déclarée de Constantin s'oppose le retour violent de Licinius à la vieille religion romaine. Eusèbe représente Licinius entouré de devins égyptiens et de sacriflcidi, multipliant les aruspicines et les sacrifices, rassuré par les présages et par les oracles favorables. Il l'imagine enfin sacrifiant dans un bois sacré en présence d'un petit nombre d'amis sûrs, et prenant devant eux rengagement dexterminer le christianisme, l'athéisme, comme il dit, si les dieux de la patrie lui donnent la victoire -. Ce récit d'Eusèbe a une couleur romanesque qui lui enlève bien de son crédit. Nous retiendrons un seul élément : Licinius est retombé aux mains du personnel païen qui a inspiré Galère et Maximin Daia.
Licinius disparu, tout l'Empire romain est désormais aux mains d'un empereur unique, la monarchie rétablie telle qu'elle était à l'avènement de Dioclétien : dans tout le monde romain le catholicisme entre en jouissance de la liberté que lui a octroyée l'édit de Milan, et de la faveur que lui a vouée Constantin. — Si on en croyait Eusèbe, Constantin aurait saisi cette occasion pour publier un édit solennel qui renouvelait l'édit de Milan, qui réparait les dommages subis par les Eglises et les fidèles du fait des mesures persécutrices de Licinius, mais surtout qui manifestait