‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 204 sur 274 · Pnif.OSTOIlG. II. 1 ' (p · texte numérisé non relu

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LA PAPAUTE A SARDIQUE. 405

prince annonçant « au peuple de TEglise catholique de la ville d'Alexandrie » que leur évêque leur est rendu. Constantin II assure que son père avant de mourir avait décidé de consentir ce retour aux prières des Alexandrins, et qu'il ne fait qu'accomplir une pensée du défunt empereur : il y joint un éloge plein de respect de saint Athanase. La lettre est datée de Trêves, 17 juin : elle a dû être écrite en 337. Bien que les sentiments qu'elle prête à Constantin relèvent plutôt de la piété filiale que de la vraisemblance historique, on n'a pas lieu de suspecter l'authenticité de la lettre elle-même, que nous connaissons grâce à Athanase \ dont la documentation est au-dessus de tout soupçon. De la date de cette lettre on conclura que, sitôt connue à Trêves la mort de Constantin, Athanase a obtenu de Constantin II la faculté de quitter Trêves oii il était relégué. 11 se rendit auprès de Constance II, fut reçu par lui à Viminacium(sans doute en septembre 337); il dut être obligé de le suivre à Césarée de Cappadoce, d'abord, puis à Antioche. Athanase nous a fait connaître ces étapes de son retour, et s'honore de n'avoir pas adressé à Constance II une seule plainte contre les Eusébiens, ni contre aucun de ses adversaires de la veille - : le nouvel empereur d'Orient tenait, conjecturerons-nous, à ce qu'on ne lui parlât plus de ces discordes, il voulait que tout fût à la paix. Après des hésitations, il permit à Athanase de rejoindre son l^^glise d'Alexandrie, où l'exilé reparut enfin, le 23 novembre 337. Il fut

1. Atiivnas. Apolofj. c. Arian. 87. Iiicipil : OùSs tyiv irfi 0[X£T£pa;. Pour la date de 337, nous nous tenons à l'observation deM'''^ Ducliesne (l. H, p. lOï) : Constantin U i)orte dans l'adress(! le titre de césar, qu'il ahamloinia trois mois après (!) sept. 337) |)Our celui (Vaiifinstp. On ne |)eut donc penser à 338.

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