‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 213 sur 274 · I. Ibid · texte numérisé non relu

I. Ibid

ques ne lui répondent et ne le réconfortent de leur unanimité * .

L'évêque de Rome répondit à Athanase en ie convoquant au concile où ses adversaires étaient convoqués aussi, à Piome"-. Athanase partit pour Rome^, Si j'entends bien, le pape Jules avait pris au mot la proposition première des Eusébiens, il serait juge entre Athanase et eux. Athanase avait accepté sans hésiter. Mais maintenant les Eusébiens viendraient-ils? Le pape Jules leur avait envoyé deux prêtres romains, Elpidius et Philoxenus, porteurs de lettres par lesquelles Févêque de Rome leur fixait une date et, peut-on dire, leur posait un ultimatum : les Eusébiens devaient venir, sous peine d'être déclarés défaillants. Ils prétextèrent que la guerre des Perses les empêchait de quitter l'Orient. Au vrai, ils hésitaient à s'éloigner de Constance II, et, comme disait ironiquement Athanase, à affronter un concile où ils ne trouveraient ni soldats aux portes, ni comte avec une sentence impériale toute prête"*. Ils différèrent leur réponse : ce fut seulement enfin en janvier 340 que les deux prêtres romains reçurent la réponse des Eusébiens qu'ils devaient porter à Rome ^.

Cette réponse était datée d'Antiochc : elle était écrite au nom de l'évêque d'Antioche (Flaccillusj, de

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