Ibid
47i LA PAIX (;nNSTAMI.Mi:>NE.
précaution. II écrivit à Libère et lui fit porter sa lettre par un eunuque nommé Eusèbe qu'il chargea de présents pour levèque romain : les présents, dit Atlianase, seraient un hommage qui le flatterait, la lettre une parole qui l'intimiderait. L'eunuque, arrivé à Rome, parla à Libère de sig-ner la condamnation d'Alhanase et de faire la paix avec les Ariens : « C'est la volonté de l'empereur, c'est un ordre. » Et montrant les présents qu'il apportait, il ajoutait : « Obéis à l'empereur, et reçois (ce qu'il t'offre) '. » Libère protesta qu'il ne pouvait condamner Athanase que le concile de Rome d'abord, que le concile de Sardique ensuite, avaient innocenté. Rome l'avait accueilli avec aiïection, Rome ne pouvait chang-er d'attitude et de sentiment.
Cl- ii'e.^l [JUS là la rt''(flcecdésia-iHf{ue (i/./.Xï,3'.aaT:/o: xâv'^jv), j/oî/N- n'avons Jamais reçu pareille Irarlition ch-s Pères, qui "ïi.r-nièmes ont reçu (ce qu'ils nous ont transmis) du bienlieureuj- et (jrand apôtre Pierre. Mais si l'empereur a ipii-hpie souci (le la paix ecclésiastique,... rpCun concile eccli'siiistique se réuiiisse, loin du palais, et awpiel ne paraisse ni empereur, ni comte, ni Juge menaçant, car la rrainte de Dieu suffit et Venseirpiement des apôtres, afin que (dans ce concile) on sauve la foi ecclésiastiqur tellr que le:', Pères la définirent dans le concile de Nicéc... Il faut avant t oui couper court à tout dissentiment sur la fn, on passera ensuite aux autres questions "-.
L'eunuque Eusèbe ne s'attendait pas à cette résistance : il quitta Libère en proférant des menaces, et s'en alla déposer à la confession de saint i*ierre les présents qu'il avait apportés pour l'évèque de Rome.