‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 241 sur 274 · SOZOM. IV, !t · texte numérisé non relu

SOZOM. IV, !t

'i. Hii,.vit. Ad Conslant. Auij. i, s.

3. J^fciFEK. Moriendvm esse pro Del filw, 1 (Hautei . p. o«o) : . s^ed siTnrn.iiJ, ' ''•'" ' ^^'"^'""•■^ " > i" «uo palalio intra vélum lioe( si, vos rw:^, ?''?",""" '^ "'^ "" «'"servandam salutem omrcs Dei vore ront^ r f; ''"^"f'^'^' '"^* '«eme voluntale sUulio virtule

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nos de.,eYsses lacere regn. lui tcla... „ «es mdices civil. ..rosi- .lenlle concile, rempereiir osi prcsent derrière mi voile.

». S11.P. SkV. Il, 3!1(|). ')-2,.

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qui l'imitèrent dans sa fermeté, furent frappés de même. Tous les autres évoques occidentaux présents il Milan cédèrent à Tintimidation. On alla ensuite de ville en ville extorcpierla signature des absents.

Athanase a une page vengeresse, dans son B/'storia Arianovum, sur cette abominable violence laite par Constance 11 à la conscience de ces faibles évoques. Des ordres ^TrpocTayfAaTa) sont donnés; des notarii et des palatini vont de ville en vilb; les porter aux évêques et aux indices; les évèques sont sommés de souscrire à la condamnation d'Athanase, sous menace d'exil; les indices doivent les en presser, et menacer leurs peuples de toutes les représailles s'ils encouragent les évèques à résister. Des clercs d'Ursace et de Valens accompagnent ces tristes messagers, ils devront dénoncer à rempei-eur les indices qui se montreraient tièdes. Athanase dramatise le récit, il imagine.les indices disant aux évèques : « Il faut signer ou vous retirer de vos Églises, car l'empereur a donné l'ordre de vous déposer'. » Les évèques quo l'on imaginait les plus dilTiciles à réduire étaient mandés nd comitalnin : là l'empereur ne leur accordait audience qu'après qu'ils avaient signé : s'ils refusaient, c'était lexil-.

(Jn ii'diuioncc pas la vérité avec dfs glaives, des javvluls, des soldats, on la prêche par la persuasion et le conseil. Quelle persuasion y avait-il là où intervenait la crainte de l'empereur:'' Quel conseil, là où celui r/ui ne se rendait pas était menacé d^exil et de mort? J)avid, qui était roi pourtant, le jour où il tint entre ses mains Saiil son <'nncmi, non seulement défrndii à ■■>es solda/s de le tuer, mais les en

i. Athanas. Ilisl. Al l'an. .11.

■2. Ibid. 32.

472 LA FAIX t ONSTAMIMENNE.

détourna pur ses discours... Celui-ci au contraire n'a pa.'i de discours, mais il a le pouvoir, et il est tout à la violence. Il veut qu'il soit évident à tous que la pensée des Ariens nest pas selon Dieu, mais humaine, et que les Ariens en vérité n'ont d'autre roi que César. Appuyés sur le prince, ces ennemis du Christ font tout ce qu'ils veulent. Ils croient pouvoir avec l'appui du prince venir à bout des résista7ices, ils ne voient pas qu'ils font de leurs victimes des confesseurs. Parmi ces confesseurs, nobles hommes, bons évéques, sont Paulin évèque de Trêves la métropole des Gaules, et Lucifer évèque de la métropole de Sardaifpie, et Eusèbe évèque de Verceil, Denys évèque de Milan métropole d'Italie. L'empereur en effet les ayant convoqués leur a ordonné de souscrire à la condamnation d'Athanase et de communier avec les hérétiques. Et comme ils se récriaient devant cette discipline nouvelle (to -/.a:vôv ètûi- -ïî8è'j|j.a xouTo), et comme ils disaient que ce n'était pas le règle ecclésiastique (ar, slvai toutov l/.xAriataaTtzbv zavdva^ incontinent l'empereur leur répliqua : Ma volonté à moi est un canon : les évèques de Syrie ne font pas tant de façons quand Je parle : obéissez- . ou l'exil^.

Ce Constance II conçoit-il assez nettement que sa volonté doit faire la loi dans l'Église? Le césaropapisme trouvera-t-il jamais des formules plus adéquates^? Et Athanase met-il assez en relief la servitude acceptée dès lors par les évoques d'Orient! En regard de ces évoques domestiqués, il pose la dignité de cette poignée d'évèques de Gaule et d'Italie.

En entendant ce langage, les évéques, au comble de l'étonnement et levant les mains vers Dieu, mais avec une assurance grande, remontrèrent à C empereur que l'auto -

^ \. Ibid. ;« : .. . eOôv; èxsîvo;- "A)).' o;:£p éyw po-J).o[j.at toîjto xavwv, eXeye, vontÇicrôw.

2. FitiEDnF.KG. art. .. Caesareopapisinus . de la Real, de h^uck p. 622.

rite {^aailv.oL^i) ii'éUut pas à hii, que Dieu la, lui avait donnée, et qu'il devait craindre Dieu qui pnuvait la lui retirer à l'improviste. Ils lui rappelèrent le Jour du jugement. Ils lui conseillèrent de ne pas introduire la confusion dans les choses de l'Eglise (ij-t) oiapâsi'ostv Ta h-Ar^'zia.'jziy.i) , de ne pas introduire le pouvoir civil dans la constitution de VÈglise

(|ji7]0£ £Yxaxa[xîaYStv Trjv £(o;j.aVx>iV ào-/T,v t^ tîJ; i/:/.\i]r5[y.c, O'.axay^),

de ne pas ouvrir l'Eglise de Dieu à l'hérésie arienne ^

Constance II ne supporta pas ces remontrances respectueuses et si sages. Le redoutable tragédien qu'il était, tirant son glaive, en menaça les évèques, comme si les évèques l'avaient brave dans sa majesté, et il ordonna que plusieurs fussent conduits au supplice. Puis il retira l'ordre. Les évêques qu'il avait cette fois devant lui n'étaient pas hommes « à trahir la vérité devant une épée nue » : ils estimaient que « lexil était une liturgie de leur ministère », écrit Athanase.

Constance Une pouvait pas ne pas se rendre compte que la signature qu il lui importait le plus d'obtenir était celle de l'évêque de Rome.

On n'épargna pas Libère évêque de Home... On ne fut pas arrêté par la considération que le trône est apostolique, et que Rome est métropole de la Romania ([xriTp67;oXt; tj 'Pwar, Tîjç Tcofxavfaç iariv), et on oublia qu'on avait auparavant dans des lettres traité ces hommes d'hommes apostoliques... On voyait Libère attaché à la droite foi {àp^ooo^oti'^xoi), ennemi déclaré de l'hérésie arienne, appliqué à détourner d'elle tous ceux qu'elle attirait et on se disait : Si nous gagnons Libère, nous les aurons bientôt tous'-.

Constance II voulut jouer cette grosse partie avec

-I . Ibid. 3i.

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