‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 38 sur 274 · Cohen, t. Vl^i, Claude II. n'"^ Ki, ls:i-i(M · texte numérisé non relu

Cohen, t. Vl^i, Claude II. n'"^ Ki, ls:i-i(M

est le symbole divin. Le Baal d'Émèse est, lui aussi, un sol invictus. Le Soleil est aussi bien un symbole de la divinité abstraite et le substitut de tous les dieux : (ju'on se rappelle la dévotion exclusive d'Apollonius de Tyane pour le soleil. Il est possible enfin que le progrès des conceptions astronomiques ait contribué à mettre en valeur la monarchie astrale du soleil. 11 y a là des convergences qui ont préparé et qui expliquent la tentative d'Aurélien^.

Comme Claude II son prédécesseur, Aurélien est originaire de rillyricum : il est né à Sirmium; où sa mère était. dit-on, prêtresse d'un temple du soleil, sacerdotem templi Solis \

Quelques textes nous éclairent sur la religion d'Aurélien devenu empereur. Il entend pratiquer les cultes officiels ponctuellement, dévotement. Au début de 271, en effet, une invasion de Juthunges a pénétré en Italie et poussé jusqu'aux environs de Plaisance, où Aurélien a essuyé par surprise une grave défaite. L'émotion est aussitôt extrême à Rome. Les vieux sénateurs, d'accord avecles pontifes, réclament le recours aux cérémonies traditionnelles d'expiation, seules capal)les de conjurer les calamités qui menacent : il faut consulter les livres Sibyllins, suggèrent-ils, pour connaître les rites opportuns. Le préteur urbain saisit le Sénat d'une requête d'Aurélien à cette fin. On en a le texte dans Vopiscus, sans doute un morceau de rhétorique, au plus tard des années 305 306. Si donc il ne nous apprend rien sur l'état d'âme d'Aurélien, il exprime du moins celui d'un romain de Rome, fidèle à la religion officielle et qu'inquiètent les infiltrations chrétiennes dans la société dont il est. Aurélien est supposé s'adresser en ces termes au Sénat :

Page 1