‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 39 sur 274 · CUMONT, art. " Si)l ». p · texte numérisé non relu

CUMONT, art. " Si)l ». p

2. Vopisc. Aurelian. 4 ;éd. Pf.tki;, ]). 130). Rapprocliez Filastu. Haer. lf> (éd. Maux, p. o) : « Alii aulem sunt Heliognosli, qui et DemvictiHci dicuntur, solem adorantes... yuem Hermès ille vaiius paganus Trismegistus docuit post deiini oiunipolenlem non alium nisi solem del)ere i|)suni et lioinines adorare; qui cuni ad Celtarum provinciam j)erre\isset, ipsc eos dinoscitur dncuisse... "

SOL INVICTUS. 71

Miror vos, patres sancti, tamdiu de aperieiidis Sibyllinis dubitasse libris, perinde quasi in Ghristianorum ecclesia, non in templo leorum omnium tractaretis. Agite igitur et castimonia pontlficum caerimoniisque sollemnibus iuvate prlnripem necessitate publica laboranlem •...

Il ne faut pas que le Sénat hésite à ordonner le recours aux livres Sibyllins : bon pour des chrétiens de douter des dieux, mais quoi! le Sénat délibère-t-il dans le temple de tous les dieux, ou dans une église"? En cette heure critique, il doit aider le prince en lui procurant l'intercession des saints pontifes et des rites consacrés.

La sententia du sénateur qui le premier a la parole, n'est pas plus authentique que la lettre du prince, mais elle est aussi pénétrée de respect pour la religion : « Nous venons d'écouter la lettre par laquelle le vaillant empereur réclame l'aide du dieu {liUeras qiii/jus rogavit opem dei). Remarquez qu'il ne dit pas des dieux. Il faut monter au temple, il faut consulter les livres sacrés [velatis manil)us libros crolvite). On vote aussitôt conformément à cet avis; la consultation des fatales lihri donne le programme des cérémonies expiatoires qui s'imposent: Rome est purifiée par des lustrations, des chants religieux [cantata carmina), des processions \amburbium)-. Nous saisissons la fidélité de l'État aux plus vieux rites pontificaux.

Sur la fin de 271, Aurélien marche contre les Palmyréniens, leur reprend la Galatie et Ancyre, et arrive devant Tyane, qui capitule après \\.\ semblant de résistance. Comme l'armée réclame le pillage de la ville, Aurélien refuse, persuadé qu'il convient d'épargner une ville qui est romaine et qui a fait confiance au prince en se rendant à lui 2. Vopiscus attribue une tout autre raison au refus d'Aurélien. A l'en croire, Aurélien aurait eu vraiment dabord le dessein de mettre Tyane à feu et à sang; mais, comme il s'était retiré dans sa tente, une apparition s'était montréeà lui, et Aurélien aurait tôt fait de reconnaître Apol-

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