Zo-iM. I, 01 (éd. Mendels.sohn, p
3. UitLiCHs, Codex Urbis Romae topographicus (1871). p. 8, 0 et 37.
4. EusEB. Chronicon. a. 27."i (çd. Helm, p. 223). o. Homo, p. 188.
SOL INVICTUS. 75
Tous les temples de Rome reçoivent des dons de lui, des dons voyants prélevés sur le butin de ses campagnes : à lui seul, le temple de Jupiter Capitolin reçoit quinze mille livres d'or, qui, si le chiffre est exact, feraient (]uinze millions d'aujourd'hui ^ Aurélien ne prétend déposséder aucun dieu, mais seulement en privilégier un, f[ui sera le dieu tutélaire de l'Empire. On cite la légende de monnaies, où l'effigie d" Aurélien est reléguée au revers,, et dont le droit est occupé par un buste du soleil couronné, avec en exergue : SOL DOMINVS IMPERi RO- MANP. A supposer que ce type monétaire soit exceptionnel, nombreuses sont les monnaies d'Aurélien à l'effigie du Soleil, avec les légendes : ORIENS AVGVSTI, SOLI CONSERVATORl, SOLI LWICTO^ La théologie solaire, sans cesser de coexister avec le polythéisme officiel, s'affirme plus qu'elle n'a fait encore : le Soleil est devenu avec Aurélien le grand dieu officiel.
Toutefois, il n'y a pas lieu de prêter à Aurélien le dessein conscient d'une « réforme religieuse », comme dit M. Homo ^, d'une réforme impliquant « la déchéance de la vieille idolâtrie latine » ; le dessein d'inaugurer un culte « où toutes les religions pourraient se retrouver et se réunir^ », comme veut M. Aehelis. Aurélien n'en était pas là. On lit, en effet, sur des monnaies au revers des- ([uelles il est qualifié de Restaurateur du monde [Restilutori orbis), l'exergue : DEO ET DOMINO NATO AVRE- LIANO AVG^. Il prend ces titres en 274, l'année où le Soleil est déclaré Dominus imperii romani. La divinité du Soleil va donc de pair avec celle de l'empereur : Aurélien est dieu'^, et il l'est par droit de naissance^, c'est
i. Vopisc. Aurelian. 41 (p. le.'il.