‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 86 sur 274 · Mort.persec. '.), -2-1 (p · texte numérisé non relu

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■1. El sEB. Chronicon, a. 301 (cd. Helm, p. 22").

sympathique et respectable à ses sujets, « non modo amabilis, sed etiani \>enerahilis », précisément parce qu'il leur épargnait la manière sournoise de Dioclétien et la manière brutale de Maximien Hercule'. Plus tard, pour flatter son fils Constantin, on cherchera à donner une généalogie aux « seconds Flaviens», on rattachera Constanceàl'empereurClaude II, Constantin se laissera appeler «?«>/ Claudii nepos-. En réalité, Constance était sans ancêtres : origiaaire de rillyricum comme Dioclétien, il était officier, quand il prit Hélène pour compagne. Il était préfet du prétoire, quand il lut adopté par Maximien Hercule. 11 avait de l'humanité, de la dignité, du bon sens, et six enfants de son second mariage, dont une fille qui portait le nom chrétien d'Anastasia.

La persécution, qui porte communément le nom de Dioclétien, est moins un dessein calculé de Dioclétien qu'une faute à laquelle il a consenti. Les dixhuit premières années de son règne, en effet, sont une preuve que la tolérance religieuse, telle qu'elle avait été établie par Gallien, rentrait dans son système politique : il ne voyait sans doute pas plus de danger dans le libre exercice du christianisme qu'il n'en trouvait à avoir sa maison pleine de serviteurs chrétiens, et dans sa propre famille sa femme et sa fille chrétiennes.

Il n'est pas démontré qu'il ait eu de religion personnelle, comme Aurélien, par exemple qu'il ait été

\. EtiTROP. X, 1, 2 et 3 (p. 70).

■2. LÉciiiv\iN, Eludes sur l'IIisl. Aug., p. 38-39. J. Maliuci;, • L'origine (les seconds Flaviens », Comptes rendus des séances de l'Acad. des Inscr. cl li.-L, 1910, p. 9(i-9T.

plus dévot au culte du Soleil qu'à celui de Mithra. Il était fidèle au mos romanus, très officiellement. Il était seulement superstitieux, et s'inquiétait de présages'.

Avec lui, et en dépit de la division tétrarchique du pouvoir, l'Empire est une monarchie absolue : Dioclétien a continué et achevé l'œuvre d'Aurélien. On en a pris parfois prétexte de dire que la monarchie absolue devait aboutir à la persécution de l'Église ou à l'institution d'une Église d'État, car une monarchie, qui a la prétention d'être absolue, ne saurait accepter que se dévelopî)e dans l'État une organisation autonome comme l'Église-. En fait, Dioclétien ne raisonnait pas ainsi. Sa monarchie, absolue certes, se souciait d'avoir une forte armée, de bonnes finances, et une administration de haut en bas militarisée : elle était indifférente aux écoles, aux cultes, même aux associations religieuses : elle suffisait à assurer l'ordre public, dont elle avait une conception purement militaire.

Certains actes ont pu suggérer que Dioclétien s'inspirait de l'idéal de mœurs romaines, teinté de religiosité et pénétré de tradition, qui fut l'idéal de Dèce et celui des Romains de vieille roche. Cet idéal n'était pas évanoui, nous en avons même un spécimen des plus caractéristiques dans un édit qui porte, avec le nom de Dioclétien et de Maximien Hercule, la date du l'"' mai 295. Ledit concerne les justes noces que les princes veulent remettre en honneur conformément aux règles du droit romain : < Ea, qaae romanis legibus caste sancteqiie sunt constituta, ^enerahilia maxime vldentur atque aeterna religione

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