Ministre de la guerre et frère de Tauteur de ce drame
pour ôter rien de la gloire d'un général qui est cher à Votre Majesté. Je dois ajouter que le Prince Edouard est aimé dans Paris, il a plus d*intrigue qu'on ne croit; il possède des partisans jusque dans les Halles; ainsi Ton ne saurait prendre trop de précautions pour ce grand coup d*autorité puisque l'intention de Votre Majesté est absolument qu'il s*exécute. MM. de Pui* sieulx et de Maurepas sont doués de toute la prudence et de Tintelligence nécessaires ; rien ne manquera par eux : ce seront leurs troupes qui s'en chargeront; celles du département qui m'est confié vont se reposer désormais; tout mon soin sera qu'elles coûtent peu aux finances de Voire Majesté et que leur réduction soit faite de façon qu'elles puissent s'augmenter facilement quand la guerre recommencera, avenir que je crois très éloigné par la bonne et sage conduite de l'administration politique.
LE ROI, se levant»
Monsieur de Maurepas, vous me rendrez compte ce soir, à quelque heure que ce soit, de ce qui se sera passé.