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CHAPITRE III

DERRIÈRES HÊOO CIATI0N8. — LE TRAITÉ

Nécessité d'expliquer le délai qui s'écoule entre la signature des préliminaires et la conclusion de la paix. —

La Sardaigne et TEspagne se décident, bien qu'à regret, à donner leur accession aux préliminaires. — L'Autriche seule continue à s*y refuser. Motifs de sa résistance. — Kaunitz rentre en relation avec Saint-Séverin par Tintermédiaire du secrétaire de légation saxon Kaudérbach. Saint-Séverin conseille & l'Autriche, au lieu de protester en principe contre les préliminaires, d'essayer d'en modifier les conditions et de l'interpréter dans un sens plus favorable à ses intérêts. — Marie-Thérèse se décide à suivre ses^onseils. — Kaunitz reçoit l'ordre d'accéder aux préliminaires sur des réserves qu'il communique à Saint-Séverin qui n'y fait pas opposition. — Cette accession conditionnelle est acceptée provisoirement par les plénipotentiaires d'Angleterre et de Hollande. — Saint- Séverin est appelé à Compiègne pour rendre compte au ministre français de la situation. — Kaunitz espère obtenir de lui un écrit qui engage la France à ne pas prendre part à Texécution des clauses des préliminaires que l'Autriche n'a pas voulu accepter. — Saint-Séverin de retour à Aix-la-Chapelle ne rapporte aucun engagement de cette nature, qu'il n'a pas même essayé de proposer. — Différend survenu entre Sandwich et Saint- Séverin sur la date de l'évacuation du Cap-Breton. — Saint-Séverin prend occasion de ce dilTérend pour rentrer en pourparlers avec Kaunitz et l'encourager à prolonger sa résistance. — La négociation parait suspendue et tout remis en question. — Attitude de Frédéric pendant cette négociation. — Joie que lui cause la rupture probable de l'Autriche et de l'Angleterre, et l'insertion dans les préliminaires d'une clause qui garantit la con^ quête de la Silésie. — Dans la première audience qu'il donne à l'envoyé anglais, il lui annonce le dessein, aussitôt que la paix sera conclue, de s'éloigner de la France et de faire alliance avec l'Angleterre et la Hollande. — Contrariété que lui cause la suspension de la négociation. Il craint d'avoir olTensé la France et tend à se rapprocher d'elle. — Conversation de Frédéric avec le marquis de Valori qui retourne en France en congé. — Impatience causée en France, au public et au roi par le temps d'arrêt de la négociation. — Les préliminaires, d'abord favorablement acceptés, commencent à être sévèrement jugés. — Saint-Séverin rappelé en France une seconde fois reçut l'ordre d'en finir h tout prix, et on lui adjoint La Porte-Dutheil en qualité de second plénipotentiaire. — Le cabinet anglais adjoint pareillement

à Sandwich le ministre à Vienne, Robinson. — L'Autriche, décoiiraiiée par l'nttitude résolue des ministères anglais et français, se décide à céder. — Conclusion du traité. — Deux pairs d'Angleterre sont envoyés à Paris en otage p'>iir y rester jusqu'à la restitution du Cap- Breton. — Un article du traité exige que le prince Éilouard, le llls du prétendant au trône d'Angleterre, quitte la France. — Le prince ne vent pas se soumettre & cette injonction, et malgré les invitations et Tordre du roi, on est oM gé de faire Texécution par la force. — Arrenlation du prince à TOpéra; il est conduit & Vincenne^ et ne consent à céder qu'à la force. — La pénible impression causée par cette scène douloureuse accroît la sévérité du jugement porté en France et en Europe sur l'>s conditions de la paix. — Conclusion. — État des relations de diverses puissances, et indice visible des conditions dans laquelle devra s'engager une

nouvelle guerre européenne 176

Appendices 299

Coulommiers. — Imp. Paul BRODARO.

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