ACTE I. — SCÈNE III
J*ai compris, j'ai pleuré, j'ai souflert. Je vous ai fermé ma porte* Vous n'avez pas réclamé, vous m'avez jugée intelligente plus que vous n'auriez cru et nous avons vécu complètement séparés. Voici deux ans que cela dure, deux longues années qui, certes, ne vous ont pas paru plus de six mo is. Nous allons dans le monde ensemble, nous en revenons ensemli le , puis nous rentrons chacun choz nous.
La situation a été établie ainsi par vous, par votre faute, par suite de votre première infidélité, qui a été
suivie de beaucoup d'autres. Je n'ai rien dit, je me suis résignée, je vous ai chassé de mon cœur. Maintenantc'estfini, que demandez-vous?
M. DE SALLUS.
Ma chère, je né demande rien. Je ne veux pas répondre au discours agressif que vous venez de me tenir.
Je voulais seulement vous donner un conseil — d'ami, — sur un danger possible que pourrait courir votre réputation. Vous êtes belle, très en vue, très enviée. On suppose vite une aventure...