ACTE I. — SCÈNK III
donnée pendant que mon mari court de femme en femme, et de fille en
fille. (s*animaiit.) Une honnête femme !
Je vous etitends. — Une honnête femme va-t-elle jusqu'au sacrifice • de toute une vie, de toute joie, de toute tendresse, de tout ce pourquoi nous sommes nées, nous autres?
Regardez-moi donc. Suis-je faite pour le cloître? Puisque j'ai épousé un homme, c'est que je ne me destinais pas au cloître, n'est-ce pas? Cet homme, qui m'a prise, me rejette et court à d'autres... Lesquelles! Moi je ne suis pas de celles qui parta-
gent. Tant pis pour vous, tant pis pour vous. Je suis libre. Vous n'avez pas le droit de m'adresser un conseil. Je suis libre I
H. DE SALLUS.
Ma chère, calmez- vous. Vous vous méprenez complètement. Je ne vous ai jamais soupçonnée. J'ai pour vous une profonde estime et une profonde amitié ; une amitié qui grandit chaque jour. Je ne veux pas revenir sur ce passé que vous me reprochez si cruellement. Je suis peut-être un peu trop, comment dirai-je?...