‹ La paix du ménage: comédie en deux actes en proseChapitre 36 sur 94 · ACTE I. — SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE I. — SCÈNE III

M. DE SALLUS.

Oh I quand il vous plaira. Vrai, quand on se marie après avoir vécu comme moi, on ne peut s'empêcher de regarder d'abord un peu sa femme comme une nouvelle maîtresse, une maltresse honnête;... ce n'est que plus tard qu'on comprend bien, qu'on distingue bien, et qu'on 6e ^ repent.

MADAME DE SALLUS.

Eh bieni mon cher, il est trop tard. Gomme je vous l'ai dit, je

cherche de mon côté. J'ai mis trois ans à m'y décider. Vous avouerez que c'est long. Il me faut quelqu'un de bien, de mieux que vous... C'est un compliment que je vous fais et vous n'avez pas l'air de le remarquer.

M. DE SALLUS.

Madeleine, cette plaisanterie est déplacée.

MADAME DE SALLUS.

Mais non, car je suppose que toutes vos maîtresses étaient mieux

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