ACTE I. — SCÈNE III
M. DE SALLUS.
Que je suis amoureux de ma femme.
Vous êtes donc à jeun ?
M. DE SALLUS.
Vous dites ?
. MADAME DE SALLUS.
Je dis que vous êtes à jeun.
M. DE SALLUS.
Comment ça ?
MADAME DE SALLUS.
Quand on est à jeun on a faim, et quand on a faim, on se décide à manger des choses qu'on n'aimerait point à un autre moment. Je suis le plat, négligé aux jours d'abondance, auquel vous revenez aux jours de disette/Merci.
M. DE SALLUS.
* Je ne vous ai jamais vue ainsi.
Vous me faites de la peine autant que vous m'étonnez.