ACTE I. — SCÈNE III
Pardon. Pour toujours je redeviendrais votre femme, et ce n'est pas de cela qu'il s'agit, puisque j'ai cessé de l'élre. La distinction est subtile, mais réelle. Et puis l'idée de faire de moi votre maîtresse légitime vous enflamme beaucoup plus que l'idée de reprendre votre compagne obligatoire.
M. DE SALLUS> riant
Eh bien, pourquoi une femme ne
deviendrait-elle pas la maîtresse de
â^n mari? J'admets parfaitement votre point de vut. Vous êtes libre, absolument libre, par ma faute. Moi, je suis amoureux de vous et je vous dis : « Madeleine, puisque votre cœur est vide, ayez pitié de moi. Je vous aime. »
MADAME D6 SALLUS.
Vous me'demandez la préférence, à titre d*époux?
Oui.