Ruûn, I
8. Saint Jérôme, Epitaphe de Paula j col. 677, 678 (Éilit. Martianayi t. 1T, pars 2). — Et Epist. 48, Ad Desiderium, col. 562.
9. Saint Jérôme, Epitaphe de Paula, col. 678. ^ Epist. 54, Ad Pammachiutn (col. 588, édit. Martianay, t. iv). — Marcellin, Chron., A. C. 392. — Idace^ Chron.j ann. 12 Ârcadii et Honorii. (Migne, Patrol, gr.^ t. 51). — Saint Prosperd* Aquitaine, Chron., pars ii (Migne, Pairol. lat., t. 51, col. 586).
10. Saint Jérôme, Epitaphe de Paula, col. 678. — Lettre de sainte Paule et de sainte Eustochie à MarceUa^ Epist. 44, col. 552. — Pallade, ffis^ Lausiaque^c 196*
monastère de Jérôme était situé un peu à l'écart , au pied des collines boisées de Bethléem *, on y arrivait par un sentier qui se séparait de la grande voie Romaine au tombeau d'Archélaûs *, et de là on avait pour perspective la vaste Basilique élevée par sainte Hélène '. Celui de Paula était plus retiré, il se cachait au fond d'une des gorges étroites qui s'ouvrent dans les collines *, et ses ruines ont été longtemps reconnaissables aux nombreux caroubiers qui les ombrageaient*. Chacun des monastères avait sa chapelle d'ai-chitecture Byzantine; de hautes murailles les environnaient et une grosse tour® , qui dominait celui de Jérôme, était destinée à mettre à l'abri des courses trop fréquentes des pillards \ Un beau livre, encore récent, nous a peint la vie austère et studieuse que menaient dans leurs cellules ces émigrés de Rome ^. C'est de là que sortirent ces vastes travaux sur les Écritures, ces commentaires des livres les plus obscurs de l'Ancien Testament ^, et surtout cette fameuse version de la Bible appelée la Vtilgote, où le latin, dont Lucrèce, Cicéron et Sénèque regrettaient déjà la pauvreté vis-à-vis du grec *^, se
1. Saint Jérôme, De situ et iiom'mibiis loconim Hebraïc, ad voc. Bethléem. — Adainan,i>« locis aanctis, \. ii, c. i.
2. Saint Jérôme, De silu et no minibus locorum Ilebraïcorunif de Genesi ad voc Bethléem (Migne, PalroL lot., l. 23, col. 926).