‹ La Palestine sous les empereurs grecs, 326-636Chapitre 115 sur 350 · Saipt Jérôme, Epitaphe de Paula^ col · texte numérisé non relu

Saipt Jérôme, Epitaphe de Paula^ col

8. Wace, Chron., ann. 24Arcadii; Descriptio consulum, A. G. 419. — Marcellin, Chrofi., A. Ç. 419.

9. Wace, C/tron., ann. 24 Arcadii, — Descriptio consulum f;xnii9,

10. Marcellin, Cht^n., A. C. 392. — Saint Prosper d'Aquitaine, Chronique, pars II, Theodosioet Constantino, m, Coss., col. 592.

années du célèbre vieillard s'étaient passées dans l'isolement : saint Jérôme demeurait à Bethléem comme un débris de la petite émigration romaine jetée en Palestine par les élans de la piété et le souffle des invasions ^ Sauf Mélanie la Jeune, Albine et Pinien, renfermés dans leur couvent du Mont des Olives*, et Paula la Jeune, arrivée à Bethléem pour assister à la mort de sa tante Eustochie ', Jérôme n'avait plus d'amis en Palestine. Autour de lui s'élevait une génération nouvelle de prêtres et de moines , étrangère et presque hostile à l'Occident : le prêtre Hésyque faisait, par sa science et l'éclat de sa parole, l'admiration de Jérusalem et la gloire du clergé Grec^, ses commentaires sur l'Écriture rivalisaient avec ceux de Jérôme*, et son grand ouvrage sur les solitaires® était préféré aux traités ascétiques de saint Nil; saint Passarion , fondateur d'un monastère à Jérusalem, éclipsait, par l'austérité inouïe de sa règle, la direction plus mesurée de saint Jérôme^; enfin un solitaire, destiné à effacer la renommée de tous, commençait à attirer la foule autour de sa sauvage retraite, au fond des solitudes de la Mer Morte, c'était

1 . Saint Jérôme, Epist. 97, ad Demetriadem, col. 785 (Ëdit. Martianay).

2. Surins, 2 décembre. — Saint Jérôme, Epist, i4S, ad Alypium et Augustin, y §2 (Migne).

3. Saint Jérôme, Epist. 134^ ad Augustin^ et i4^ ad Alyp. et Augustin, (Migne).

4. Théophane, Chronog.y A. C. 406,407^426. — Vie de saint Euthyme, par Cyrille de Scythopolis, § 42 (Cotellerius, Ecclesiœ Grœcœ monumenta, t. ii. (Lutec, Paris, 1681, 4 vol. in-4o).

5. Ménologedes Grecs, 28 mars. — 11 en reste un Commentaire sur le Lévi tique, sur Ëzéchiel, sur les douze petits Prophètes; on a encore de longs fragments d'un Commentaire sur les Psaumes, plusieurs Sermons et la Vie de saint Longin le Centurion (Migne, Patrol. gr., t. 93).

6. Photius, Bibliothèque, c. 198. — Bibliothèque des Pères^ t. n, p. 965.

7. Vie de Saint Eulhymc^ par Cyrille de Scythopolis, § 42. — Bollandistei, 20 janvier. — Analecta Grœca, per Bénédictines édita, p. 32 (Luteciae, 1688).

saint Euthyme '. D'abord religieux de la Laure de Pharan ^, il y avait contracté, avec un de ses compagnons, saint Theoctiste, l'amitié la plus étroite'^, et tous deux s'étaient enfoncés dans les déserts pour y pratiquer la vie religieuse dans sa plus austère perfection *. Des pâtres égarés les avaient trahis ^: les disciples et les malades étaient accourus®, les religieux de Pharan, désertant leur Laure, étaient venus les rejoindre ^ , et un monastère s'était formé au-dessous de la caverne qui avait servi de premier asile aux deux fugitifs *. Un fait étrange venait encore de grandir la renommée d'Euthyme " : le chef d'une tribu Arabe soumise aux Perses '** était venu luiprésenter son fils malade*', le solitaire avait guéri l'enfant'* et le chef, par reconnaissance, s'était fixé, avec sa tribu, aux alentours du monastère et y fondait, sous les auspices d'Euthyme, une ville nouvelle que l'on appelait déjà Paremboles ou le camp ".

Au milieu de ces gloires naissantes, la mort de saint Jérôme passa sans bruit, et le grand docteur, dont ja parole avait éclairé et remué le monde *^ s'éteignit silencieusement

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