Id,y
14. Saint Prosper d'Aquitaine, Chron. Arcadio et BautonCf coss.y col. 586. — Marcellin, CAron., A. G. 392, col. 920. — Idace, C/rron. anl2Arcadii. — Paul Orose, Apol» — Ca^aien, De Incamatione, lib. vu.
à Bethléem entre Eusèbe de Crémone * et Paula la Jeune. On l'ensevelit dans la crypte de Bethléem auprès de sainte Pàule et de sainte Eustochie *; lès pèlerins d'Occident vinrent de siècle en siècle , s'incliner devant son tombeau ' , mais les Grecs passèrent toujours avec inditTérence , jamais , dans leurs voyages , ils ne parlent du tombeau de Jérôme * : on dirait qu'ils ont voulu ensevelir, dans un oubli calculé , ce grand nom qui avait si longtemps représenté parmi eux, la rude mais sûre doctrine de l'Occident.
Paula la Jeune demeura seule dans le couvent fondé par son aïeule, et dont le gouvernement semblait héréditaire dans sa maison. Cette pâle figure d'exilée attire par sa soli-
i . Une tradition constante désigne Eusèbe de Crémone comme le successeur de Jérôme dans le monastère de Bethléem (Bollandistes, 15 mars).
2. Marcellin, Chron.j A. C. 392. — Saint Jérôme, Epitaphe de Paula, col. 687, 688. — Antonin de Plaisance, §29.
3. Antonin de Plaisance, § 29. — Adaman, ii, 5. — Anonyme latin, public par M. de Vogué, p. 413 {Eglises de la Te}*re Sainte), — Sœwulf, p. 8i8. — Burchardt, pag. 317. (CanisiuSj Antiq, lectionesy t. vi). — Théodoric, c. 33. — Jean de Wurtzbourg, c. 2. — Fretell, liber locorum sanctorumy col. 1046. — Eu^esippe^Dedistantiislocorum Ter)*œ Sanctœ, cq\ . 998.
4. Les Grecs ne parlent de saint Jérôme que pour le maudire (Pallade, Hist. LausiaquCf c 78, 79, 125). — Théodore de Môpsuste l'appelle Aram, c'est-à-dire malédiction (Photius, Biblioth.,c, 177j. — Les pèlerins Latins leur rendaient cette haine avec usure. Voici les paroles d'un voyageur anonyme qui a écrit en vieux français une description de Jérusalem, publiée par M. le Comte Beugnot dans le tome ii des Assises de Jérusalem y et par M. de Vogué, à la suite des Églises de la Terre Sainte,, p. 444 : « Je ne vous ai mie nommé ne nommerai les* « Abéies et les Moustiers de Suriens, ne de Gréjois, ne des Jacobins, ne des « Boanins, ne des Nestoriens, ne des llermins, ne des autres manières de gens « qui n'estaient mie obéissant à Rome dont il y avait Moustiers et Abéies en la « cité ; pour ce ne vous vueil mie parler de toutes ces gens que je ici nomme « qui n'estaient mie obéissant à la loi de Rome. » Fidèles à ce dédain, les pèlerins Latins ne parlent jamais des religieux ni des couvents Byzantins : je ne connais d'exception à cette règle que saint Villibald et SœwuK, parlant de la Laure de saint Sabas [Saint Willibaldi Hodœporicon dans Canisius, antiqrtœ Lectiones, t. iv, p. 502. — Sœwulfi Peregritta^io, p. 847, t. iv {Mém. de la Socièié de Géographie), et l'anonyme latin de 1130, publié par M. de Vogué (Église* de la Terre Sainte^ p. 412), qui rappelle l'hospice fondé à Jéricho par saint Sabas.
tude et son silence , elle n'a pas d'histoire , sa vie de recluse passe inaperçue au milieu des luttes qui vont remplir la Palestine, et la destinée de son couvent se perd parmi les grandes fondations religieuses de saint Euthyme , de saint Grérasime et de saint Sabas.