Vie de saint Euthyme^ S
9. Phocas, Descripl. Terrœ Sanctœy § 18 (Migne, Patrol. gi\, t. 133). — Réland. Palœst., lib. i, c. 47, p. 307. — Joseplie, De Bello Judaîc, iv, 8, §§ 2, 3; IX, § 4. — Antiq, Judaîc., ix, 1, J 2.
10. Vie de saint Euthymey 2§ 117, 118.— Anonyme, DelocisSanctis, col 969.
— isoles cellules, le réfectoire, l'Église, et une haute et superbe tour qui domine au loin la campagne et semble la gardienne du désert^, le tout environné d'une muraille épaisse bâtie sur l'escarpement de la colline '. Sur ces hauteurs, l'air était pur, tempéré, et la vue admirable *. L'évêque de Jérusalem vint dédier le nouvel édifice, et Tévêché de Dor fut la récompense de l'heureux architecte ^.
En même temps , toutes les collines des alentours se couvraient de monastères : Martyrius, alors évêque de Jérusalem, avait fondé, à quelque distance, un couvent^ dont l'abbé figure, en 536, au concile de Constantinople ^ ; Hélias, son prochain successeur, venait d établir, près de Jéricho, un groupe de plusieurs monastères ^: il regretta souvent, sur son siège épiscopal , la paix de ces tranquilles demeures, et lorsqu'il mourut, en exil, sa dernière parole fut pour elles ^ — Plus près de Jérusalem le moine Eustorge avait bâti un cou- \
vent où il avait accueilli saint Cyriaque, à son arrivée en Pa- ;
lestine *^, et au fond des montagnes, le monastère à demi-souterrain de Chuziba *S comptait parmi ses religieux, un futur ; évêque de Césarée *^. Enfin, aux extrémités opposées dudésert, deux solitaires , anciens disciples d'Euthyme, destinés à deve-