Id. - Id
auréolé de lumière ^ ; il le combla d'honneuré et permit aux moines de demander les grâces qu'ils souhaitaient. Tous, éblouis de cette faveur, réclament à l'envi, pour leurs monastères, les plus beaux privilèges ^. Sabas se taisait. Et vous, mon père, lui dit Anastase, n'avez-vous donc rien à obtenir ; quel est alors le but de ce lointain voyage ? — « Mon but, répond saint Sabas, est de vous supplier, au nom de Jérusalem et de son patriarche, de rendre la paix aux Églises de Palestine afin que tous, évoques et moines, nous puissions, en repos et liberté, prier jour et nuit pour le salut de Votre Majesté '. > L'Empereur ne répondit pas à cette demande ferme et vive, mais il fit donner à saint Sabas mille pièces d'or pour ses monastères, et le retint lorsqu'il congédia les autres abbés *. Sabas, prévoyant de nouveaux orages, consentit à passer le reste de l'année à Constanlinople *, son séjour y demeura légendaire : on raconte qu'Anaslase , ayant fait renverser une antique statue qui remontait à la fondation de Bysance, bien avant Constantin, un tremblement de terre ébranla les alentours, et que les prières de Sabas purent seu* les l'arrêter ®. — On dit aussi qu'ayant demandé à l'Empereur de remettre à Jérusalem quelques impôts, restes du Chrysargyre supprimé à la requête des moines de Palestine, l'intendant des finances, nommé Marin ^ , homme impitoyable et cupide, dissuada l'Empereur d'accorder cette demande. (L Prenez garde, dit le saint à l'avare ministre, votre châ.ti-
i. Vie de saint Sabas fi 51. — Eutychii, Annales, toi, 1863