Marcellin, Chronic.^ A.C
10. Renaudot, Liturgiar^im Orientalim coZfeciio (Paris, 1716), t. ii. Observation, in litw^gias SyriacaSj pag. 95, 96. — Concile de Trullo, canon 36. — Mœhler, Histoire de V Église, chap. m, pag. 553.
de tous côtés par les pèlerins , retentissaient dans tout TEmpire et même jusqu'au fond de l'Occident S
Aussi l'attente était vive dans l'église de Saint-Étienne : les trépignements et les cris delà foule faisaient frémir Timmense basilique ; VÉvèque se montre enfin ; il s'avance , du fond de l'abside, vers le jubé, il monte les degrés avec saint Théodose et saint Sabas%et tous trois apparaissent au milieu de la galerie d'où leurs regards plongeaient sur la foule exaltée '. A leur vue, mille cris s'élèvent; l'Évêque fait un geste: un silence frémissant règne dans toute la basilique et, au milieu de l'attente générale, les trois dignitaires* laissent tomber sur le peuple ses paroles solennelles : « Anathème à Nestorius, à Eutychès, à Sévère, à Sotéric de Cappadoce ; anathème à qui ne se soumet pas au concile de Chai-
cédoine *. > Une immense acclamation leur répond , l'Evêque et ses acolytes descendent du jubé et se retirent au fond de l'abside ®; mais l'abbé Théodose remonte aussitôt : Si quelqu'un , s'écrie-t-il , ne reçoit pas les quatre conciles comme les quatre Évangiles, qu'il soit anathème''. Le gouverneur, stupéfait*, se voit entouré de la foule menaçante des moines , il se glisse, épouvanté, dans le monastère de Saint-Étienne attenant à la basilique et s'enfuit jusqu'à Césarée ®; Hypalius, le neveu