LES SAMARITAINS
Seul peut-être dans tout l'Orient , sans faiblir ni hésiter, Sabas avait soutenu le concile de Chalcédoine , pris sa défense devant les Empereurs, soulevé en sa faveur tout une armée de moines, et entraîné dans la lutte les patriarches hésitants. Ses soins ne se bornaient même pas aux questions religieuses : sous Anastase, c'est lui qui avait fait abolir l'odieux impôt du Chrysargyre*, et , s'il avait échoué plus tard en demandant la remise d'un reliquat de cet impôt*, il venait d'obtenir de l'empereur Justin une partie de ce dégrèvement'. Mais cette illustre vie touchait à son terme, Sabas avait déjà vu mourir la plupart de ceux qu'il avait connus : saint Théoctiste *, saint Euthyme * ; Longin ® et Elie ^, leurs successeurs; l'abbé Marcien de Bethléem *, les Évêques