‹ La Palestine sous les empereurs grecs, 326-636Chapitre 200 sur 350 · Vie de saint Sabas · texte numérisé non relu

Vie de saint Sabas

Martyre*, Salluste* et Hélias' étaient morts depuis longtemps. Les années qui suivirent l'extinction du schisme enlevèrent ceux qui restaient encore : Tévêque Jean de Jérusalem * que saint Sabas avait ramené à l'orthodoxie, Juliana Anicia , fille de l'empereur Olibrius et arrière petite-fille de la Grande Eudocie * ; elle avait donné l'hospitalité à saint Sabas durant son séjour à Constantinople. et, un jour, ses eunuques étaient arrivés à Jérusalem , ils venaient annoncer à saint Sabas la mort de leur maîtresse et lui demander de les recevoir dans sa laure®; Sabas les avait envoyés à l'abbé Alexandre, supérieur des monastères de Tévêque Hélias, et cet abbé bâtit pour eux dans la plaine de Jéricho un couvent spécial qui garda leur nom ^. Enfin saint Théodose, son compagnon depuis cinquante ans et qui avait partagé les périls et la gloire de sa résistance à l'empereur Anastase *, venait de mourir dans son monastère^ : de toute la génération de moines formée par saint Euthyme, Sabas demeurait seul, comme ces grands arbres, débris solitaires dune forêt disparue. De nouveaux événements vinrent cependant le plonger encore dans la vie politique.

Poussés à bout , nous dit Procope , par les lois intolérantes et l'avarice de Justinien *^ , les Samaratins se révol-

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