Vie de saint Sah as
Saint- Eu thyme *, dans celui de Saint-Sabas * et dans la Nouvelle laure ', désormais paisible et orthodoxe. — Il n'y trouva plus le moine Cyrille ; le biographe des grands abbés était mort laissant, pour souvenir, un des plus curieux et des plus remarquables ouvrages du Bas-Empire, mais Sophronius y put rencontrer un ancien avocat de Constantinople, Léonce ^ qui , vers le commencement du septième siècle , s'était retiré dans ce monastère et composait un corps de traités destinés à réfuter les quatre grandes hérésies qui avaient troublé rOrient: celle de Nestorius, d'Appollinaire , d'Eutychès et de Sévère, le chef des Acéphales. Parmi ces dissertations, où brillaient la science théologique de l'auteur, son esprit fin, ingénieux , subtil *, on remarquait une histoire rapide des hérésies écrite d'un style simple et clair ; elle précise nettement l'erreur dogmatique et la réfutation de chaque hérésiarque, les conciles où ils ont été condamnés et les grands docteurs qui les ont combattus. Très brève pour les hérésies antérieures au quatrième siècle, cette histoire s'arrête, avec une sorte de méfiance , sur l'Arianisme encore mal éteint , et surtout sur les erreurs de Nestorius et d'Eutychès au sujet desquels elle nous donne les plus précieux détails®. Les deux moines voyageurs , remontant le cours du Jourdain, visitèrent, sur les rives boisées du fleuve ^ le